21 h

Dès 12 ans / Durée : 1h15

Prix du meilleur spectacle et de la meilleure actrice par Círculo de Críticos de Arte de Chile (Chili) en 2018.
Prix du public pour la meilleure mise en scène par Premios Clap (Chili) en 2018.
Prix Maeterlinck de la Critique (Belgique) catégorie “meilleur seul·e en scène” en 2020.
Nominé au Prix Maeterlinck de la Critique (Belgique) catégorie “meilleure comédienne” en 2020.

Que reste-t-il d’un·e artiste lorsqu’il·elle dit adieu à son art ? Une vieille actrice au crépuscule de sa vie reprend du service pour un ultime lever de rideau.
Une troublante adaptation de La Mouette de Tchekhov, pour une comédienne et une marionnette. La rencontre extraordinaire avec un personnage inanimé dont la résonance persiste dans le cœur. Voilà Tchaïka luttant, brisant le destin tragique de sa mouette !
Dans les coulisses d’un théâtre, une vieille actrice ne sait plus ce qu’elle fait là. Elle est perdue dans l’obscurité. Sortie de l’ombre, derrière l’actrice, une jeune femme apparaît pour lui rappeler la raison de sa présence : interpréter le rôle d’Arkadina dans La Mouette de Tchekhov.
Ce sera son dernier rôle.
Sa mémoire fout le camp, elle ne sait plus tout à fait qui elle est, mais entend bien assurer la représentation. Seule à la dérive entre le désir de jouer et l’oubli, elle tente de suivre la trame de La Mouette. Dans la confusion, elle essaye de restituer la pièce, navigant entre la fiction et sa propre réalité

En savoir +

Note d’intention
Tchaïka est un seul en scène pour une actrice et une marionnette, qui aborde les thèmes de la violence de la vieillesse, la perte de la mémoire, la solitude de la retraite, et la richesse dans la subjectivité humaine par le biais de l’imaginaire poétique d’une actrice. C’est à travers la mémoire détériorée par l’âge de ce personnage que le texte d’Anton Tchekhov se fait entendre.
Au crépuscule de sa carrière, Tchaïka se retrouve seule sur scène pour jouer La Mouette. Elle est en colère contre elle-même, contre la vie, contre le théâtre. Elle doit jouer, mais ne se sent pas prête. Elle sent qu’elle doit échapper à cette angoisse, mais comment ? Grâce à la relation qu’elle va établir avec la femme qui se trouve derrière elle ? Cette peur, elle a un nom, c’est la menace de la mort qui plane sur la vieille femme et qui l’empêche d’avancer et de réussir.

Revue de presse
“Préparez-vous à un voyage d’une heure, à la lisière entre rôle mythique et paranoïa, une immersion dans la vie forcément multiple d’une grande actrice et dans le jeu comme “possédé” de celle qui l’incarne.”
Catherine Makereel - Le Soir

“Un diamant brut taillé par la metteuse en scène et scénographe Natacha Belova, avec une émouvante sobriété. [...] Un dialogue métaphysique se glisse entre ces lignes de mauvais augure pour dire, avec talent et profondeur, l’injustice de la vie, le double drame de la vieillesse, du théâtre, du jeu et de la vérité.”
Laurence Bertels - La Libre Belgique

Distribution

Mise en scène : Natacha Belova et Tita Iacobelli
Regard extérieur : Nicole Mossoux
Avec : Tita Iacobelli
Assistanat à la mise en scène : Edurne Rankin
Assistanat à la dramaturgie : Rodrigo Gijón
Assistanat à la scénographie : Gabriela González
Création lumière : Gabriela González et Christian Halkin
Réalisation de décors : Guy Carbonnelle et Aurélie Borremans
Création sonore : Gonzalo Aylwin et Simón González
Musique : Simón González (d’après la chanson La Pobre Gaviota de Rafael Hernández)
Régie lumière et effets : Gauthier Poirier
Production : Javier Chávez IFO asbl
Teaser : Simon Breeveld
Photos : Michael Gálvez et Simon Breeveld

Production

Production : IFO asbl
Soutien : Financiamiento del Fondo Nacional para la Cultura y las Artes (Chili), Fédération Wallonie-Bruxelles - service interdisciplinaire de arts de la scène -
Coproduction : Mars - Mons arts de la scène, Théâtre des Martyrs, Atelier Théâtre Jean Vilar
Production déléguée : Mars - Mons arts de la scène