Festival OFF

Héritage

Héritage

Jo Libertiaux est coiffeuse à la retraite. Cédric Eeckhout est acteur. Jo est la mère de Cédric. Ensemble, ils vont raconter l’histoire de la vie de Jo.

Née en 1945, Jo se marie à 18 ans. Mère de quatre enfants, elle divorce en 1982 et élève quasi seule ses enfants. Sa vie, au premier abord, nous apparaît comme une vie « normale », le genre de vie que l’on ne verrait pas au théâtre, ni représentée dans les grands discours de mouvements féministes. Mais si on l’écoute et la voit de près, sa vie ne cesse d’étonner. Sur scène, Jo se raconte. Cédric, dans une joie transformiste, joue sa vie, la romance et montre comment l’écho de celle-ci résonne en lui. Cédric voit sa mère comme une combattante, une héroïne ayant, à sa manière, participé à l’émancipation des femmes.

Talk Show

Talk Show

Conversation-débat affranchie des conventions, Talk Show sonde avec simplicité et spontanéité la trajectoire tumultueuse et bien réelle de quatre artistes de cirque invité·e·s sur un plateau télé imaginaire. Une expérience où l’improbable devient réalité, où la magie surgit de l’improvisation en direct, sous les regards du public. Une occasion de regarder avec auto-dérision dans le miroir du parcours de la/sa vie.

Comment rendre compte de la réalité d’une vie dédiée au cirque ? Les corps sont parlants et sur le plateau, les émotions brutes – déceptions, euphories, frustrations, confessions et opinions – se dévoilent sans filtre, avec une désinvolture saisissante. Découvrez l’univers intime de quatre artistes étonnant·e·s : Julien Fournier (acrobate), Angéla Laurier (contorsionniste), Jani Nuutinen (jongleur) et Caroline Obin (clown).

Un spectacle exutoire où l’expression libre et le partage d’expérience aident à surmonter le réel.

 

Le prix Jo Dekmine

Le prix Jo Dekmine

Jo Dekmine a dirigé le Théâtre 140 à Bruxelles pendant plus de 50 ans. Il était un programmateur audacieux, un découvreur de talents. Le Conseil d’administration du Théâtre des Doms a voulu célébrer sa personnalité hors du commun en créant un prix qui distingue un·e artiste de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui donne de la visibilité à ses propositions artistiques émergentes et innovantes. Le Prix Jo Dekmine consiste en une semaine de découverte du Festival d’Avignon. Le·la lauréat·e est invité.e au plus grand festival francophone de théâtre du monde. L’occasion lui est ainsi donnée de découvrir des univers artistiques et des personnalités de la diffusion des arts de la scène, de mettre un pied dans la curiosité et la mobilité et de présenter un de ses projets.

Castélie Yalombo Lilonge est une artiste belgo-hispano-congolaise née et résidant à Bruxelles. Elle est diplômée de l’ULB ainsi que d’un Master de l’Institut Supérieur des Arts et Chorégraphies de l’ArBa-EsA en 2020. Sa pratique artistique se situe à l’intersection de différents champs : la chorégraphie, l’écriture poétique et l’installation. Les questions relatives à l’identité, l’altérité et les modes de relations, ainsi que le statut de sujet/objet du corps, opèrent comme les fondements et structures de sa pratique. Elle a collaboré comme performeuse et danseuse avec les artistes Clément Thirion (2016), Fabian Barba (2017), Ingrid Midgard Fiksal (2019), Faustin Linyekula (2019), Louise Vanneste (2021), Emilienne Flagothier (2023). Sa participation au travail de Faustin Linyekula a contribué à la sensibiliser aux questions décoloniales, et plus particulièrement aux nécessités d’une réarticulation des récits de nos identités dans le grand maillage des Histoires oubliées, confisquées, cachées et dominantes. Depuis 2018, elle travaille à la création de plusieurs performances, le plus souvent en solo ou en duo. Elle crée son premier solo chorégraphique, Water, l’atterrée des eaux vives en mai 2022 au Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles.

Son dernier projet

Retrouvez un extrait de sa performance « Water, l’atterrée des eaux vives » le 18 juillet au Théâtre des Doms.
Une invitation à sinuer tel un cours d’eau,  le long des récits, des mémoires et des territoires jouant son corps, comme suspendu, entre le regard des spectateur.ices et sa propre subjectivité.
Son corps, cet objet qui dépose, malgré elle, des histoires de dominations, de déplacements, d’exils et d’espoirs. L’installation de céramiques et le travail sonore interviennent chacun comme différents partenaires de plateau, assurant la résonance torrentielle du magma fragile et violent de l’identité.

L’artiste visuelle

L’artiste visuelle

Dans la cour du Théâtre cet été, venez découvrir l’exposition de Marie Combet, artiste flamboyante et engagée à l’origine de l’oeuvre sélectionnée cette année pour le #OFF23 aux Doms.

Animée par le besoin d’hurler ce qu’il se passe à l’intérieur, mais aussi de diffuser des témoignages pluriels et puissants, ses traits viennent s’adapter par la technique aux sujets qu’elle aborde, à l’intensité qu’elle veut décrire. Par les couleurs vives qui quittent le réel, il est permis à chacun.e de s’identifier aux personnages.

Pour découvrir toutes ses œuvres, rendez-vous sur son compte Instagram @violence_incandescente ou aux Doms !

Dominique toute seule

Dominique toute seule

Comment chanter sa propre mélodie à pleine voix quand elle ne s’accorde pas avec celle du monde ?

Dominique toute seule nous emmène aux côtés d’une femme qui se sent devenir transparente. Discrètement accompagnée de son ange gardien, Dominique sillonne les chemins d’une forêt et entre en dialogue avec les éléments. Elle reprend doucement corps au gré des rencontres, des jours, des nuits et des mélodies qui l’entourent.

Sur un large plateau à l’épure délicate, deux comédien.ne.s nous transmettent – par le biais de l’ombre, du chant et avec un humour improbable – la polyphonie du vivant, des petites choses du dehors qui donnent goût à la vie. La vie de solitude et de précarité de Dominique devient, sous l’écriture et la mise en scène de cette jeune compagnie, une magie de résilience et de vitalité.
Le parcours d’un être, de sa disparition à sa réapparition, une flamboyance sensible et extrêmement touchante pour tous les âges.

Je crois que dehors c’est le printemps

Je crois que dehors c’est le printemps

Oublier. Se souvenir. En italien on dit dimenticare et ricordare. Les étymologies de ces mots sont mente, tête et cuore, coeur. Quand tu oublies, tu dimentichi. Tu fais sortir de ta tête. Quand tu te souviens, tu ricordi. Tu ramènes à ton coeur.

Mère de famille aimante entourée d’un mari attentionné et de leurs adorables fillettes, Irina se glisse dans la douce quiétude de l’existence jusqu’au jour où la tragédie vient tout anéantir… Si Gaia Saitta et Giorgio Barberio Corsetti s’emparent de cette histoire vraie, c’est moins pour la restituer que pour regarder au-delà, pour capter son souffle de résistance. Puissante d’un droit au bonheur qu’elle doit se réapproprier, Irina se livre dans toute son humanité, avec une beauté presque scandaleuse.

Gaia Saitta, seule en scène, solaire, impressionnante de justesse, donne corps aux émotions d’Irina et transforme la scène en lieu de complicité faisant de nous, plus que des témoins, des acteur·ices d’un parcours de résilience, redonnant au plateau de théâtre toute sa force ancestrale de concorde et de partage des douleurs et des bonheurs singulièrement humains.

Méduse·s

Méduse·s

Dans un univers plastique et audiovisuel, La Gang réécrit le mythe de Méduse en questionnant l’héritage patriarcal de notre société.

La version la plus connue du mythe antique de Méduse nous raconte comment le héros Persée parvient à tuer la “Gorgone”, ce monstre féminin à la chevelure de serpents qui a le pouvoir de pétrifier quiconque la regarde. Mais Méduse, c’est aussi l’histoire d’une femme qui a été transformée en monstre après avoir été violée.

Méduse.s s’approprie ce récit fondateur du patrimoine culturel afin de l’inscrire dans un matrimoine à reconstruire. Sur scène, une puissante atmosphère sonore et visuelle se crée en direct à l’aide de smartphones, de micros, de corps et d’eau. Les passerelles avec notre époque sont convoquées à travers des témoignages de femmes victimes de violences sexuelles qui viennent résonner comme autant de « Méduse » possibles. Le réel côtoie la fiction dans cette flamboyante histoire, ce parcours émaillé de rencontres salvatrices, émancipatrices et réparatrices.

Marche Salope

Marche Salope

« Si vous voulez éviter de vous faire violer, il faut éviter de s’habiller comme une salope. » : telle est la déclaration ravageuse d’un policier canadien en 2011 dont a découlé la marche de protestation SlutWalk ou «Marche des salopes». C’est le point de départ du spectacle de Celine Chariot. Un spectacle sonore et documentaire, comme acte de résistance poétique.

Une femme, sans un mot, déplace des objets qui petit à petit font sens et donnent à sentir et penser la mémoire traumatique. Elle déploie sur la scène avec son talent de femme des arts plastiques et de la photographie, des signifiés et des signifiants soulignés parfois par une voix off, comme un dialogue dans l’esprit d’une victime, rendu audible.

Il est question de la mémoire traumatique de victime de viol. Un évènement personnel dévastateur que vivent de nombreuses femmes qui un jour se réveillent d’une torpeur protectrice, pour réaliser de quelles atrocités elles ont été les victimes. Il est question de résurgence et de parcours mémoriel, de réparation aussi, tout cela, évoqué par la présence d’une femme artiste armée de mots et d’images, jouant une partition aux limites de l’installation plastique et de la performance théâtrale.

Angles Morts

Angles Morts

Pour avancer, il faut bondir sur le ring, se battre, prendre des coups, les encaisser, les esquiver, perdre et gagner. Si donc en tant que meuf, en tant que gouine, en tant que noire ; si donc en tant que gouine noire congo-belge, beaucoup de temps se perd en petites négociations intérieures avec la norme, Joëlle Sambi rit et monte sur scène avec la meute des siennes. Elles rendent coup sur coup, fendent les jougs et tentent de faire maison ou, à défaut, d’entendre raison.

Avec Angles Morts, l’autrice et performeuse interroge la possibilité de communauté en dépit de nos inconciliables oppositions. A coup de krump, de musique électro et de boxe, elle crée un spectacle comme une ritournelle, un mantra, une lutte en continu. Parce que la radicale nuance. Parce que les violences. Parce que la mesure et l’excès sont toujours politiques.

In English Please

In English Please

Un programme intensif pour maîtriser l’anglais en un temps record !

Le spectacle nous plonge dans une salle de classe avec pour seul mot d’ordre « in English please ». Les élèves devront faire face aux incompréhensions et quiproquos tout en tentant d’éviter le drame. Un parcours linguistique qui échappe au raisonnable, dont l’ambition revendiquée est celle de provoquer le rire de la jeunesse. Une méthode garantie fun pour devenir le king ou la queen de l’anglais à la rentrée, c’est maintenant !

Voie, Voix, Vois

Voie, Voix, Vois

Le mot voie V.O.I.E. désigne une route faisant la liaison entre deux endroits, ou un chemin.
Le mot voix V.O.I.X. désigne l’ensemble des sons émis par les cordes vocales.
Le mot vois V.O.I.S. est la conjugaison du verbe voir à la première et à la deuxième personne du singulier : je vois, tu vois.

Dans Voie, Voix, Vois les hiérarchies sont questionnées et chamboulées. La performance prend la forme d’un trio collaboratif entre un artiste pluridisciplinaire porteur de handicap (Saaber Bachir), un musicien (Antoine Leroy) et un performeur (Gaël Santisteva).

Au travers du traitement de la voix et de l’art de la ventriloquie, le trio souhaite ici explorer des questions de légitimité, de pouvoir et de liberté, de soumission et de contrôle. À l’aide d’une colonne de sound system, ils déconstruisent les attentes pour laisser place au libre arbitre et à la marge. Une invitation à prendre le temps d’écouter et assister à un dialogue absurde et fantasmé entre trois personnes qui décident de ne pas considérer les différences qui pourraient extérieurement les stigmatiser.

Y’a brûler et cramer

Y’a brûler et cramer

Y’a des pierres, des éclairs, un volcan. Camille fend le bitume en autostop et se met à l’écoute de ses désirs ardents.

Camille, jeune femme cis de 30 ans, prend feu de l’intérieur. Sans rien dire à personne, elle part en auto-stop, son enregistreur à la main, et traverse le territoire franco-belge jusqu’à la montagne. De voiture en voiture, Camille recueille les histoires intimes des conducteurices qu’elle rencontre. Ces échanges l’aident à se mettre à l’écoute de son propre corps et à se réapproprier le territoire. Elle finit son voyage à Pierrefeu, dernier village au bout de la route, où elle y découvre une pierre oxydée. brûlée ? cramée ?

À la vitesse de l’A7, Y’a brûler et cramer interroge nos corps, nos cicatrices et nos feux ardents.

Beat’ume

Beat’ume

Un voyage au sein de l’urbain par deux jeunes femmes en quête de sens, entre autodérision, militance et vibes Hip-Hop bien trempées..

Dans une forme mêlant Slam, théâtralité, musique Hip-Hop et Rap, Beat’ume nous confronte à deux jeunes femmes qui errent dans les rues de la ville et dénoncent à coups de punchlines, sillonnant les milieux, bousculant les codes. Deux voix très immergées dans le parler urbain : un parler imagé, drôle, “cash”, cynique, qui remue, entrecoupé de fulgurances poétique.

Par la narration de leur errance, notamment en scooter dans la ville, le duo se frotte à plusieurs réalités sociales : le harcèlement de rue, les discriminations de genre, le militantisme, les manifestations et actions féministes, le rapport à la justice, le caractère cosmopolite de Bruxelles, la chaleur des scènes Hip-Hop, les obstacles et travers de la vie d’artiste. Une forme bien ancrée dans les préoccupations, l’énergie et la tchatche d’une jeunesse actuelle.

Simple

Simple

À partir d’un vocabulaire chorégraphique volontairement restreint, économe, Ayelen Parolin lance trois interprètes dans un étonnant jeu de rythme et de construction, à la fois répétitif et toujours mouvant, sans cesse redistribué, restructuré, ré-envisagé.

Un jeu dont l’inachevé et le recommencement seraient les règles de base. Un jeu-labyrinthe.

Un jeu musical… sans musique.

Car dans SIMPLE, la chorégraphe s’est privée d’un de ses principaux partenaires de jeu. Et comme la musique n’est pas au rendez-vous, c’est aux corps qu’elle embarque sur scène de l’inventer, de l’imaginer, de la jouer. À la recherche d’une pulsation vitale. À trois, en complicité, en connivence. Avec la puissance et la sincérité profondément humaine de l’idiot, du naïf, de l’enfant – là où tout est (encore) possible, de l’insensé à l’onirique.

Le Solo

Le Solo

Le Solo est une forme hybride et multidisciplinaire, à la frontière entre le spectacle de cirque et la conférence gesticulée.

Pourquoi le public aime tant voir un·e artiste prendre des risques ? Qu’est-qui crée l’empathie entre ce public et le·la circassien·ne ? Quelle est la fonction sociale de ces émotions intenses ressenties pendant un spectacle ?

Comique, caustique – et très instruit – Le Solo dévoile les effets du cirque sur notre cerveau, démonstration à l’appui. Entre vulgarisation scientifique et performance aérienne, c’est la notion de divertissement qui est interrogée, avec un plaisir contagieux pour l’exploration des chemins buissonniers.

Sanctuaire Sauvage

Sanctuaire Sauvage

Ici les corps de circassiens créent un univers acoustique, ils éveillent l’imaginaire des spectateurs à travers un parcours sensoriel. Des paysages sonores apparaissent et disparaissent, une clairière au crépuscule, une forêt au creux de la nuit, une lourde pluie d’été….

Le spectacle s’articule autour de l’état de cécité et s’inspire librement des vies et des récits de non-voyants, principalement de la découverte que la perte de la vue ouvre une nouvelle manière d’expérimenter le monde. Une proposition appréciable par tous les publics, voyants et non-voyants offrant une autre approche du spectacle vivant en se détachant de la vue et en développant d’autres manières de ressentir le cirque. Une expérience sensorielle qui amène ailleurs, dans une autre réalité.

Une ouïe inouïe

Une ouïe inouïe

André Borbé vous invite à venir découvrir son univers drôle et tendre, poétique et truculent, dans un « seul en scène » qui fait la part belle à la technologie et qui ne manquera pas de vous surprendre ! Pour cette nouvelle création, le dynamique chanteur belge est une fois de plus en phase avec son temps : il a choisi pour tout instrument des tablettes numériques qu’il manipule avec une remarquable aisance, produisant une palette de sons très recherchée. La voix naturelle, sans micro ni artifice, joue la proximité. L’artiste pianotant, tapotant, glisse les doigts sur ses écrans pour interpréter de courtes chansons à la bonne humeur communicative.

Lilith(s)

Lilith(s)

Un seule en scène pas complètement seule dans lequel Lylybeth Merle nous partage sa transition de genre. Documentaire scénique et sororal, entre théâtre et numéro de cabaret, LILITH(s) conte ses découvertes, la douce guérison qui suit la reconnexion, et la joie qui l’accompagne tous les jours depuis. Lylybeth monte sur scène pour raconter et transmettre une vie Trans et Queer. Sur scène, à ses côtés, on retrouve Baxter, créateur.ice sonor.e et régisseur.euse général.e. Lylybeth est aussi accompagnée des voix et des vies des femmes de sa famille : sa Mère, sa Tante et sa Grand-Mère. Celles qui ont été ses modèles et auxquelles elle se connecte aujourd’hui d’une nouvelle manière.

La représentation inclut une scène de nudité.

Brûler Danser

Brûler Danser

Brûler-Danser, c’est une remontada singulière. Il n’y a pas d’équipe adverse. L’ennemi, c’est le temps qui imprime inlassablement sa marque. C’est l’histoire d’une reconquête de soi, par le mouvement. Les mots et les sons se frottent. La proposition est organique, pulsée, portée par un duo inédit. C’est un voyage au pays de la nuit et de la poésie performée. C’est une aube, un espoir de respirer autrement.
Avec le personnage de Remontada, Lisette Lombé et Cloé du Trèfle inventent une nouvelle grammaire et sondent le temps post-confinement, le choc post-traumatique et notre besoin de résilience. Coup de foudre artistique, Brûler-Danser est la première création des deux artistes, rencontre de l’évidence entre le slam, la danse, la poésie et la musique électronique.

Dans les bois

Dans les bois

Au son du violoncelle, commence une balade poétique et sensitive dans les bois. Au coin d’un arbre ou d’une feuille, nous y rencontrons cerf, coccinelle, renard et autres habitants. Les dimensions se mélangent, le minuscule devient géant. La pluie et le vent nous emportent, alors nous chantons. Nous plongeons dans la nature et le rêve pour une exploration tout en musique et en douceur.
Les apparitions et disparitions des animaux, le chant d’une feuille morte ou la danse d’un papillon, sont autant de tableaux accessibles et favorables à l’éveil de l’imaginaire du jeune enfant.

Forces

Forces

FORCES est un rituel futuriste et immersif où trois figures féminines nous emportent en un tourbillon de forces primaires, telluriques, et technologiques. Telles des chamanes guerrières cyborgs, ces passeuses puisent dans l’invisible, pour faire de leurs corps, le vecteur d’une métamorphose vitale, collective, émancipatrice. Dans le sillon d’ATOMIC 3001, Leslie Mannès, Thomas Turine et Vincent Lemaître continuent d’explorer la relation triangulaire et fusionnelle entre le corps, le son et la lumière, afin de provoquer chez le spectateur une expérience sensorielle, totale et englobante.
FORCES fait appel à l’irrationnel pour célébrer le pouvoir du vivant en mettant en scène un corps en constante mutation, connecté aux éléments, au chaos, à la joie et à la collectivité tentant de se ré-approprier son pouvoir du dedans.

ICE

ICE

Une chorégraphie pour un corps et un tas de cordes. Pour cette édition spéciale des 20 ans du Théâtre des Doms, le KVS, théâtre de ville flamand de Bruxelles, est l’invité de la Garden Party et présente un extrait de la performance solo de l’artiste Bahar Temiz.

Dans cet univers contemplatif, Temiz manipule des cordes dont elle réalise des paysages en transformation perpétuelle et des sculptures mobiles.

Une danse de la découverte, du dépassement, de l’endurance, de la survie et de l’abandon. Un tour de force physique qui invite les spectateurs à naviguer dans l’espace et le temps.

Tout ça pour l’amour !

Tout ça pour l’amour !

Ovni théâtrale, intense ; drôle et dramatique, l’époustouflante Edwige Baily nous ensorcelle autant qu’elle nous séduit. Sautant sur les petites pierres de nos souvenirs, de nos émois, de nos émotions, elle nous ramène à l’endroit où tout a commencé : la découverte à l’école des auteurs, des poètes et le moment étourdissant où nous comprenions qu’il était possible de penser par nous-mêmes : la classe de français. « La littérature, c’est comme un p’tit cachet qui fait des bulles dans l’eau de la vie. » Texte ciselé, verbe savoureux et parfois fleuri interprété avec fougue et passion, ce seul-en scène s’adresse à tou·te·s. Ceux qui ont adoré découvrir la littérature à l’adolescence pour ne plus la quitter… et ceux qui ont détesté ! Évocation virevoltante et captivante de l’Antigone de Sophocle en passant par Flaubert, Rimbaud, Camus… Ce spectacle prend sa source dans l’histoire vraie d’une femme et d’un amour pur et absolu.

État du Monde : les chroniques

État du Monde : les chroniques

Fresque imaginée par Valérie Cordy, ce rendez-vous quotidien avec l’actualité est composé d’une multitude de performances artistiques qui raconte le monde tel qu’il advient. Les performances sont indépendantes les unes des autres mais tissent, au fil de leur présentation, un patchwork aux couleurs contrastées de nos vies matérielles, numériques et imaginaires. Une joyeuse manière de résister au désastre ! On parlera de la hausse du niveau des océans, de l’art de construire des ponts, des nouvelles alliances pour réveiller les esprits de la terre, de l’avenir de la recherche spatiale mais aussi de la disparition des bals populaires, de la pratique du kayak en période de pandémie, ou de la manière d’accommoder les restes. On parlera de l’état du Monde.

La méthode du Dr. Spongiak

La méthode du Dr. Spongiak

Aucun doute, l’exquise Loïse a le génie de la sottise. Quand fera-t-elle preuve de raison ? Dimanche – le 18 mai de cette année 1930 –, il faut que l’impossible enfant soit raisonnable, polie et présentable car la soirée s’annonce très… royale.
Promptement, la fillette est emmenée chez un certain Dr. Spongiak. Très vanté à la radio, il semblerait que ce génial inventeur, à la pointe de la technologie, ait la solution pour que fleurisse l’âge de raison. L’histoire de Loïse, fillette de sept ans, vivant au temps des années folles, est une aventure intime telle que chacun et chacune peut en vivre en grandissant. Par le biais des images animées et d’une fiction plutôt loufoque, le spectacle parle avec humour du regard que parents et enfants peuvent parfois porter les uns sur les autres.

Paying for it

Paying for it

Après de multiples rencontres auprès de travailleur.se.s du sexe, de policiers de la brigade des mœurs, de clients, les actrices et acteurs de ce spectacle incarnent la parole de ces personnes que notre monde veut rarement entendre. Les travailleur.se.s du sexe sont ici sur scène et nous parlent de leur métier, de leur vie, d’elles, de nous. De l’écriture du réel, puissante et contradictoire, nait une véritable question de société. On en sort changé ! Le spectacle espère réveiller des alliances en donnant la parole à ces femmes qui réclament qu’on cesse de les traiter comme des victimes ou des criminelles pour enfin les entendre et les regarder comme des personnes. Depuis la liberté qu’elles incarnent et que la société ne cesse de vouloir contrôler, les putes nous interpellent : Qu’est-ce que le sexe ? Quelle place lui donne-t-on dans nos vies ? Dans nos sociétés ? Que protège-t-on en refusant que ce soit un travail ? N’est-il légitime que dans le couple ? Que par amour ? Si on ne le reconnaît pas comme un service, alors le sexe c’est quoi ?

Qui a peur

Qui a peur

Comédie en vase-clos grandiose, cruelle et drôle de Tom Lanoye où le théâtre se fait la métaphore des dérives de notre civilisation contemporaine et le lieu de tous les massacres. Au cœur de cette bataille, s’affronteront le vieux monde et les nouveaux venus. Le choc sera intense, multiculturel, sans gagnant·e·s ni perdant·e·s. Claire et Koen forment un vieux couple à la scène comme à la ville, condamné à vie à jouer la même pièce ! Toutes leurs productions ont été un massacre sauf une qu’ils jouent et rejouent depuis des années dans des villes de province : Qui a peur de Virginia Woolf, ce standard du répertoire populaire qui met en scène un couple d’intellectuels alcooliques et obscènes.

Koulounisation

Koulounisation

En juillet 2018, j’étais dans une librairie à Alger. Je cherchais le rayon « Guerre d’Algérie », sans succès. Sur le point d’abandonner, j’ai fini par interroger la libraire qui m’a répondu : « Tous les ouvrages sur la Guerre d’Algérie se trouvent au rayon Révolution. ». Évidemment, oui : c’était une Révolution. Je ne l’avais seulement jamais nommée ainsi, et par conséquent jamais réellement pensée ainsi. La langue et les mots ont été parfois l’arme et les munitions d’un combat aussi injuste qu’inégal. De quoi la guerre d’Algérie est-elle le nom ? Comment dit-on « colonisation » en langue arabe ? Qu’est-ce que nous fait le langage ? Que fabrique- t-il comme histoire, politique ou monde commun ? Salim Djaferi mène l’enquête, charge et décharge les mots du colonialisme au fur et à mesure qu’il compose avec d’autres récits, d’autres mots, les siens. Son regard documenté nous indique les failles du nôtre et révèle les indices que notre Histoire a laissés au creux de notre langue.

La bombe humaine

La bombe humaine

Fonte des glaces, acidification des océans, disparition des espèces animales et végétales… Un mot résume à lui seul l’impact de l’homme sur l’écosystème terrestre : anthropocène. L’ère des activités humaines qui, sous le joug du capitalisme, met à sac la richesse de notre planète. Vincent Hennebicq met le dérèglement climatique au cœur de la réflexion. Il s’en empare avec toute la complexité du sujet, y compris les incohérences. Comment peut-on vivre la catastrophe écologique au quotidien ? Quel geste compte ? Et comment vivre nos histoires d’amour ou faire du théâtre dans ce contexte alarmant ? Car pour faire sens, la démarche de création ne devrait-elle pas avancer « proprement » dans ses recherches ? Exit les voyages comme sources d’informations, les commandes sur Amazon ? Pas si simple.

Home Morceaux de nature en ruine

Home Morceaux de nature en ruine

Chorégraphie poétique dans un EHPAD* comme un autre. Dans un dispositif étonnant, de très jeunes comédien·ne·s incarnent nos aîné·e·s avec justesse et pertinence. Les corps se transforment dans un geste de pure théâtralité, sobre et respectueux de l’enquête qu’a menée la metteuse en scène dans ces lieux. Une première œuvre sans concession, qui fera rire et pleurer, tant, le réel dans ce cas, nous touche dans notre condition d’humain, inexorablement vieillissant.

*Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, appelé “home” en Belgique.

IDA don’t cry me love

IDA don’t cry me love

À l’origine, il y a Ida Rubinstein, danseuse légendaire des Ballets russes, muse de Serge Diaghilev, qui fit sensation à Paris au début du XXè siècle par son charisme, sa beauté et sa présence sulfureuse. Aujourd’hui, il y a trois femmes qui réinterrogent ce mythe à la lumière actuelle. Spectacle ancré dans notre époque qui questionne la pluralité et la liberté de nos identités contemporaines avec pour outil, l’Histoire de la danse et singulièrement, celle des Ballets russes.

Fusion

Fusion

Entre la lucidité tapie dans les mots d’un slam mystérieux, engagé, enragé et la puissance expressive du krump, street danse dont chaque mouvement vient transcender les vers ; la fusion opère ! Sur scène deux énergies incandescentes, deux performeuses, deux corps noirs.
Le krump puissant et émotionnel d’Hendrickx Ntela rejoint le slam envoûtant de Joëlle Sambi pour une performance bouillonnante, poétique, explosive.
Un spectacle qui questionne les violences sociales, migratoires et policières ; une œuvre à l’urgence communicative. Le krump, danse « urbaine » particulièrement expressive, donne une puissance émotionnelle à cette poésie compacte.

Ce baiser soufflé  sera pour toi

Ce baiser soufflé sera pour toi

Le football a contaminé le théâtre. Les footballeurs, entre gladiateurs et tragédiennes de grosses productions, ont éveillé mes envies de fictions, de faire frictions. Clémence Delmaire aime, c’est plus fort qu’elle. Son champion, son vaincu, l’objet de sa passion, lui a sauté aux yeux, et c’est pas rien de le dire. C’est lors de la finale de la Jupiler Pro League qu’il lui est apparu, sur le gazon du stade Van Den Stock. Footichiste depuis toujours, fervente supportrice du club d’Anderlecht, Clémence ne sait pas qu’elle assiste à son dernier match. Jour après jour, à la même heure, elle revient dans les gradins qui ont vu naître son amour.

Mousse

Mousse

“Ce qui est fragile comme la mousse des forêts et qui peut mousser comme une bonne bière”.
Dans Mousse, il y a Gaëlle, la jongleuse, et Denis, le technicien. Il·elle sont comme seul·e·s face au monde, face à nous. Ça peut faire peur. Alors, on se rassure, on se soutient, on attrape tout le courage possible et l’on se raconte comment jongler c’est vivre. Une œuvre circassienne bourrée d’humanité, où la performance spectaculaire naît des gestes anodins que dessine une amitié extraordinaire. Mousse est une ode au doute.
Une ode à nos instants de solitude, à toutes ces choses qu’on fait dans notre coin et qu’on n’ose pas partager.

Un Silence ordinaire

Un Silence ordinaire

D’abord, il y a Clara, qui voudrait bien que son père ne soit pas “comme ça”. Il y a aussi Leila qui voudrait passer une soirée sans “penser à ça”. Et puis, il y a Alexandre qui a retrouvé la joie de vivre depuis qu’il a arrêté “cette chose-là”. Et Jérémy qui ne sait pas comment sauver sa mère de “ce truc-là”. Enfin, il y a Janine qui respire depuis qu’elle a accepté qu’elle ne pouvait rien changer à “ça”. Il y a moi aussi, Didier, qui cherche comment parler de “ça”. Raconter les histoires des autres, c’est aller vers l’autre, mais aussi tenter de se rapprocher de la sienne. Suivant la voie du théâtre documentaire, Un Silence ordinaire, nous propose de partager, dans une narration simple et sincère, des récits de vies liés à l’alcoolisme. Symbole de convivialité, de fête et de plaisir autant que signe de maladie, de rejet et d’isolement, qu’est-ce que l’alcool nous dévoile de nous-même et de notre société ?

Lost in Ballets russes

Lost in Ballets russes

La danseuse-performeuse nous parle de son cheminement intime vers les pas chorégraphiés. Enquête documentée dans son univers personnel, elle défait devant nous les liens familiaux qu’elle entretient avec les Ballets russes. Comment passe-t-on de soi à l’universel, comment fabrique-t-on une œuvre à partir de sa propre histoire, si ce n’est, en partant de l’Histoire, de rituels autobiographiques et de la matière du réel. Lara Barsacq tente d’imaginer des danses, des métaphores et de basculer dans l’incarnation de son propre réel.

Parc

Parc

Un cauchemar à l’odeur de sang et de chlore, une comédie noire qui exhume les désenchantements de la génération “Sauvez Willy”. C’est depuis les coulisses d’un parc aquatique – où les shows avec les otaries, les dauphins et les orques se succèdent – que Le Collectif La Station nous invite à observer de plus près une fine équipe de dresseur·euse·s d’animaux marins.
Anke, Lars, Nicolaï et Kania sont sur le point de vivre un drame qui les forcera brusquement à entrevoir l’envers peu reluisant du décor.
Ces personnages emplis de contradictions voient tout à coup s’effondrer leurs croyances et certitudes les plus établies. S’ouvrent alors des gouffres aussi sensibles que cruels.
Qu’advient-il quand, dans les espaces de divertissement contemporains que sont les parcs à shows aquatiques, ces travailleur·euse·s – qui se doivent de tout contrôler – se retrouvent confronté·e·s à un accident qui les ramène à ce qu’ils·elles sont : dresseur·euse·s d’une force indressable ?
Parc est une écriture collective sur les réactions humaines face au choc qui met en lumière une société de divertissement qui nous fascine autant qu’elle nous répugne.

Tchaïka

Tchaïka

Que reste-t-il d’un·e artiste lorsqu’il·elle dit adieu à son art ? Une vieille actrice au crépuscule de sa vie reprend du service pour un ultime lever de rideau.
Une troublante adaptation de La Mouette de Tchekhov, pour une comédienne et une marionnette. La rencontre extraordinaire avec un personnage inanimé dont la résonance persiste dans le cœur. Voilà Tchaïka luttant, brisant le destin tragique de sa mouette !
Dans les coulisses d’un théâtre, une vieille actrice ne sait plus ce qu’elle fait là. Elle est perdue dans l’obscurité. Sortie de l’ombre, derrière l’actrice, une jeune femme apparaît pour lui rappeler la raison de sa présence : interpréter le rôle d’Arkadina dans La Mouette de Tchekhov.
Ce sera son dernier rôle.
Sa mémoire fout le camp, elle ne sait plus tout à fait qui elle est, mais entend bien assurer la représentation. Seule à la dérive entre le désir de jouer et l’oubli, elle tente de suivre la trame de La Mouette. Dans la confusion, elle essaye de restituer la pièce, navigant entre la fiction et sa propre réalité

Ouragan

Ouragan

Ouragan c’est l’histoire d’une absurde nuit d’insomnie initiatique.
Celle d’Abdeslam, livreur de nouilles à vélo.
Seul dans son appartement, noyé dans la fumée de ses idées noires, il cherche sa place…
Ce projet aurait tout aussi bien pu s’appeler Douceur ou Violence.
Avec une tendre absurdité et une surprenante distribution, Ilyas Mettioui capte l’insoutenable légèreté de l’être uberisé dans la jungle urbaine. Abdeslam est indépendant complémentaire. Ça sonne plutôt bien comme formule, mais concrètement, Abdeslam est livreur de nouilles et pizzas sans moteur. “Livreur cycliste partenaire” qu’ils disent. Partenaire de galère. Travailleur jetable, objet éphémère, il se confronte à une forme de violence sournoise.
Son prénom n’a jamais été facile à porter. C’est curieux, car Abdeslam en arabe signifie “porteur de paix” et pas ”porteur de sac”. Abdeslam est un être sensible. Trop sans doute.
On le découvre dans son fauteuil, pétard au bec. Lorsque son réfrigérateur se met à fumer à son tour, il se lève pour régler le problème et c’est à ce moment qu’un deuxième Abdeslam apparaît. Puis un troisième, un quatrième et un cinquième. Début de schizophrénie, abus de marijuana ou fatigue exacerbée, peu importe. Abdeslam quintuplé et confronté à lui-même devra tenter de concilier ses différentes personnalités afin de trouver la paix dont son nom est annonciateur.

La Pavane

La Pavane

Une révérence irrévérencieuse faite au jour de notre naissance, qu’on a appelé plus tard “Renaissance”, afin de le peindre sans doute aux couleurs de la fatalité. Trois figures costumées, comme tout droit sorties du placard, rejouent à l’ombre du jardin les jeux furieux du regard occidental, au rythme lent d’une pavane. Un jardin auquel on accède par une volée de marches, il est ceint par un mur de vieilles pierres et surplombé par la végétation : si l’on fait silence et que l’on tend l’oreille, on peut entendre le passage du vent dans les feuilles, le froissement bavard des cigales, l’agitation de la terrasse du théâtre en contrebas et, plus éloignées encore, les rues de la ville.

Mundo Mamemo

Mundo Mamemo

C’est l’histoire en chanson, en cartoon et en deux langues (Français-Espagnol) de Lydia partie en voyage sur la planète MAMEMO. S’accompagnant tour à tour au piano, à la guitare, à l’accordéon ou au ukulélé, Lydia donne des couleurs latino à son pétillant récit. Sur scène, elle est accompagnée de trois grands écrans de toile tendue comme des voiles sur lesquels sont projetés les dessins animés.

Les chansons parlent de la peur du noir, des matins pas rigolos quand il faut se lever tôt, d’être «capable tout seul», de conduire une voiture, de manger du chocolat, de vivre pieds nus, de parler à son doudou ou d’aller nager à la piscine avec ses parents…

Les couleurs graphiques et musicales sont chaudes et intenses et mettent à l’honneur les grandes joies et les petites peines des enfants. Celles-ci ne sont pas si éloignées de celles des adultes!
L’enfance est un pays dans lequel nous avons tous voyagé…

Le Grand Feu

Le Grand Feu

Une plongée contemporaine et authentique dans l’œuvre de Brel.
Le rappeur belge Mochélan, le beatmaker Rémon Jr et le metteur en scène Jean-Michel Van den Eeyden se sont lancés le défi de porter à la scène des textes de Jacques Brel en version rap, 40 ans après sa disparition. Plus qu’un hommage et loin du concert de reprise, Le Grand Feu est un rendez-vous avec l’artiste, ses mots, sa pensée.

Après Nés Poumon Noir, créé à Avignon en 2013, le trio artistique (Mochélan, Rémon Jr et JM Van den Eeyden) se retrouvent avec une envie commune: celle de se confronter à Brel et à son univers. Quarante ans après sa mort, son œuvre et ses mots résonnent toujours autant dans leurs vies. Amour, liberté, soif d’aventure, mort, solitude… l’universalité de son écriture est interpellante.
Sur scène, ils portent les textes les moins connus du Grand Jacques pour leur donner un nouveau souffle. Et quand Mochélan chante Brel, une certaine filiation se dessine! Un spectacle à la croisée du théâtre et de la musique, où ils nous racontent leur Brel.

10:10

10:10

10:10, c’est l’heure de la récré. La cour d’école devient alors pour quelques minutes le territoire de tous les possibles. Trois danseurs et un batteur se lancent dans un tourbillon de jeux rythmés et chorégraphiés. Une danse contemporaine jeune public exigeante, percutante qui nous emporte dans cette joyeuse tranche d’enfance.

«Et si tous les enfants dansaient tout le temps? Et si la cour était une scène aux danses entrecroisées?»

Dans la cour, ce microcosme à la fois opaque et familier, les enfants s’organisent entre eux, (s’)inventent, luttent ou se replient. L’espace grouille et fourmille d’actions, de sons et de sensations.

Des caravelles & des batailles

Des caravelles & des batailles

Nous voilà hors du Monde ou plutôt hors de l’agitation du Monde. Dans un espace-temps où évolue un curieux microcosme. Aujourd’hui, celui-ci s’apprête à accueillir un nouveau membre et c’est à travers lui que nous découvrons le lieu et les préoccupations particulières de ceux qui y habitent. Inspiré, entre autres, par La Montagne magique de Thomas Mann, ce spectacle ouvre un espace pour l’imaginaire, autorise l’utopie. Formidable expérience de théâtre tout en sensibilité.

Un lieu a priori banal peut-il devenir le plus bel endroit du monde? Serait-il possible, sans se détourner de l’horreur, de ménager une tendresse?

Crâne

Crâne

Récit en trois actes d’une opération à crâne ouvert.
Devant nous, un écrivain à qui l’on doit retirer une tumeur. Il s’agit d’une intervention dite de chirurgie éveillée. Il faudra sonder le patient pour être certain de ne pas lui ôter le langage. C’est son outil de travail en quelque sorte et sa raison de vivre peut-être. On nous parlera du deuil impossible pour un chien, de la poésie de Shakespeare, du ridicule accoutrement opératoire et de la dignité qui se loge parfois dans les détails même face à une mort hypothétique.

Il sera question de la journée du 27 mars 2013.
Et, avant cela, des heures et des années qui ont précédé.
Et, après cela, des heures et des mois qui ont suivi.

Alexandre Nacht est confortablement installé sur scène. Trois hommes l’entourent et viennent successivement raconter la récente opération au cerveau de Nacht.

Le premier narrateur plante le contexte: la tumeur, l’épée de Damoclès constante et la décision d’intervention. Le deuxième détaille la journée de l’opération et la technique de la chirurgie éveillée. Les jours qui suivent et le lent retour à la vie sont décrits par le troisième narrateur.
Trois face-à-face distincts qui constituent autant d’étapes vers la conscience de soi, interrogeant notre rapport à l’altérité, au sens de l’existence, à la mort. Un récit clinique intense et haletant.

Suzette Project

Suzette Project

Spectacle à hauteur d’enfant qui interroge la vision de la famille et de ses différents modèles. Des vidéos documentaires se mêlent au jeu théâtral et gestuel afin de découvrir, à travers un gang de mômes rugissants, les méandres de la diversité, l’ouverture à la tolérance, la naissance de la résistance.

Suzanne, fan d’Al Pacino et des tigres de savanes, a une maman et une mamoune.
Suzanne a aussi une best friend forever, Alice, dont les parents sont divorcés.
Dans la cour de récré, elles partagent leurs rêves d’aventures et font des plans sur la comète.
Mais tout bascule le jour où on vole et déchire en mille morceaux le poème que Suzanne avait écrit pour ses deux mamans. Elle se lance alors dans une grande cyber-enquête qui deviendra le «Suzette Project».

Grou !

Grou !

L’histoire d’un enfant d’aujourd’hui. Voyage savoureux dans un théâtre physique et magique: truffé d’astuces, de détournements d’objets, de rebondissements. Une invitation ludique à connaître son passé pour construire son futur. À vivre en famille.

Charles fête son anniversaire seul dans sa cuisine et fait un vœu en soufflant ses bougies, rituel initié par sa grand-mère. Son souhait: grandir plus vite. Le résultat: Grou! Le dialogue se noue petit à petit et Charles comprend que Grou n’est pas qu’un drôle de sauvage mais pourrait bien se révéler être un très lointain ancêtre capable de lui faire traverser les Âges…

La Vrille du Chat

La Vrille du Chat

Chercher l’impossible, l’extraordinaire. Défier l’espace. Manipuler le temps. Comme dans un dessin animé, les cinq acrobates virtuoses de Back Pocket explosent une scène banale en cinq séquences et dévoilent les secrets, souvenirs et fantasmes des personnages. Ralenti, rewind, stop-motion: le quotidien part en vrille! Subtil, direct, puissant, burlesque, un cirque joueur et malin comme un chat…

Le spectacle repose sur un principe simple: il se développe à partir d’une seule scène de quelques minutes, scène qui devient pour le jeu acrobatique à la fois territoire et matière. La scène en question se place dans le quotidien; elle est ordinaire et banale et n’a rien d’exceptionnel: un croisement de trajectoires, l’esquisse d’une rencontre, des regards à peine échangés. Un moment qui n’implique rien, aucun tournant du destin. Sauf si… quelqu’un osait, pouvait oser, avait osé…

La Famille Handeldron

La Famille Handeldron

Les triplés de la famille Handeldron vous invitent dans un camping improvisé. Ces trois baroudeurs vont vous raconter l’incroyable histoire du loup végétarien, les aventures du monstre rikiki ou encore la grande évasion du Doudou! Un road-trip musical pour petites oreilles bien aiguisées.

Le concert de la Famille Handeldron est une invitation à revivre sur scène un périple, un voyage initiatique dans lequel le trio se retrouve confronté à plusieurs épreuves, à vivre de nouvelles expériences, à sortir d’un terrain connu qui leur permettent de se dépasser à travers leurs aventures.

On est sauvage comme on peut

On est sauvage comme on peut

Lors d’un sympathique repas entre amis, la demande surréaliste d’un convive va faire basculer la banalité des rapports vers une sauvagerie jubilatoire. Dans ce drame un peu absurde tissé d’improvisations, de musique et d’humour noir, le collectif Greta Koetz fait l’éloge de la passion et rêve à nous donner le goût d’être en vie, de nous lier.

Léa organise un repas entre amis en espérant passer un moment convivial. C’est que Thomas, son compagnon, est en dépression. Voilà des mois qu’il ne fréquente plus le bureau. Alors l’idée d’accueillir son collègue Antoine, sa femme Marie et un troisième comparse, Sami, est plutôt réjouissante. Mais le souper prend des allures effrayantes quand épuisant les discussions de surface, Thomas fait une demande aussi terrible qu’incongrue, plongeant ces retrouvailles dans un abîme de folie. Alors le réel vacille.

J’abandonne une partie de moi que j’adapte

J’abandonne une partie de moi que j’adapte

de Jean Rouch et Edgar Morin. Ensuite, du cinéma-vérité des années 60, nous glissons vers une théâtralité joyeusement contemporaine. Réappropriation poétique et politique opérée avec talent par une jeune équipe d’artistes trentenaires. Qu’en est-il de la notion de la question du bonheur aujourd’hui ? S’interrogent-ils, vifs et dansants, avant de nous tendre un miroir intemporel.

Profondément marqués par Chronique d’un été, Justine Lequette et ses comédiens en reprennent les questions-clés, adressées à des passants, étudiants, ouvriers, employés, immigrés, dont l’entretien se prolongeait parfois dans un cadre plus intime.
Ces questions, qui portent sur le bonheur, la vie, le travail, les utopies etc., ils se les posent aujourd’hui dans une société qui, cinquante-sept ans plus tard, est à la fois restée la même et a beaucoup changé. Mettant les deux époques en perspective, ils insistent, en se nourrissant aussi de séquences documentaires de Pierre Carles, d’extraits de pièces d’Alexandra Badea ainsi que d’écritures de plateau, sur la question du sens que nous donnons à nos vies, dans une esthétique inspirée du réel mais qui toujours développe un point de vue et une dimension ludique.

La musica deuxième

La musica deuxième

Une femme. Un homme. Ces deux-là se sont aimés passionnément. Ils ne s’aiment aujourd’hui plus. À la veille de leur divorce, ils cherchent à (se) comprendre et se livrent à l’autopsie de leur histoire d’amour. Un texte de Marguerite Duras porté par un duo de comédiens hors pair, dans une mise en scène d’une justesse vertigineuse.

Le temps, ses affres et ses tentations ont suivi les pas de ce couple, jusqu’à les perdre et les faire choir. Elle, Anne-Marie, a voulu le suicide, lui, Michel, le meurtre. Puis, ils se sont séparés. C’était avant-hier. C’était hier.
Aujourd’hui les a réunis de nouveau, au tribunal (au théâtre) pour entendre leur divorce prononcé. Une dernière fois, dans la nuit, avant de regagner leurs « autres » respectifs, ils vont chercher à se parler, tenter de comprendre l’énigme qui les a amenés à la perte, au désastre de l’autre. Cris et chuchotements, sourires forcés et fous rires subits, sanglots étouffés, désir de comprendre et refus de savoir, haine et sottise, mots arrachés au silence pour faire taire le silence, pour retarder l’ultime moment du départ où plus rien, jamais, ne pourra être dit.

Burning (Je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)

Burning (Je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)

Burning, c’est à la fois du cirque documentaire et de la poésie chorégraphique. Une envie de replacer l’individu au centre et d’utiliser un langage proche du collage. Un remarquable travail de corps, de voix et d’esprit qui témoigne de la façon insidieuse avec laquelle s’installe la souffrance au travail.

Pris au piège dans l’espace de la représentation, un personnage évolue, contraint par son environnement. Il tente de rester assis ou debout, d’aligner des cartons, en prise avec un espace où tout bascule, effaçant petit à petit tout horizon possible.
En parallèle, Laurence Vielle égrène en voix off les mots d’une lente combustion intérieure : essoufflement, rythmes sans répit, fragments de témoignages.
Ici le corps évolue en résonance avec les mots, l’acte acrobatique se fond au langage vidéo. Graphiques… pourcentages… témoignages… corps malmené… dépeignent un monde du travail, du rendement, du capital et de la surconsommation malade, où l’homme y est devenu marchandise, où le sens y est perdu.

Strach – a fear song

Strach – a fear song

Un opéra circassien sous un chapiteau de toile. Dans l’arène, trois acrobates, une chanteuse lyrique et un pianiste pour un rendez-vous intime avec nos peurs. Du cirque onirique et sensible, une magnifique proposition de défier les airs et les repères, d’affronter le monde autrement.

Tout commence avec une voix, dans le noir.
Une berceuse qui nous aide à supporter les ténèbres.
Puis vient une autre voix, parlée cette fois.
La voix d’une enfant qui rêve de devenir un cow-boy. Un cow-boy rouge.
Et enfin apparaîtront les corps, une autre manière d’aborder nos peurs.
C’est là tout l’enjeu de ce spectacle : trois acrobates, une chanteuse lyrique et un pianiste qui – ensemble – décident de “porter la voix”.
Se faire entendre et dépasser ses peurs.
Puis partager cette audace nécessaire avec les spectateurs – ces fantômes de l’ombre…
C’est un voyage au bout de la nuit qui se termine en pleine lumière, une fenêtre grande ouverte sur le monde.

inaudible

inaudible

Hommage à l’interprétation, place à la jubilation de la danse. inaudible rend lisible par le corps et les gestes tout ce que nous ne percevons pas dans une partition. Signature du chorégraphe Thomas Hauert qui confronte sur scène interprétations chorégraphique et musicale dans une danse joyeusement décomplexée, inventive et osée.

Dans sa recherche sur le mouvement, Thomas Hauert demeure fasciné par les relations fécondes entre danse et musique. Avec sa dernière pièce de groupe pour six danseurs inaudible (2016), Thomas Hauert prend comme point de départ la notion de l’ « interprétation ». Le chorégraphe utilise des pièces musicales existantes qu’il met en étroite relation avec des partitions chorégraphiques et improvisations structurées. Les danseurs se confrontent ici au Concerto en fa de George Gershwin et à Ludus de Morte Regis du compositeur contemporain Mauro Lanza. Toujours à la recherche de nouvelles approches en danse, le chorégraphe renverse le principe du « mickeymousing » afin de laisser le mouvement suivre la musique au plus près. En résulte une chorégraphie formidablement dense et détaillée, un captivant tissu mouvant qui semble donner une matérialité physique à l’expérience musicale.

Pas pleurer

Pas pleurer

Adaptation rock’n roll du roman Pas Pleurer de Lydie Salvayre (Prix Goncourt 2014). Un récit intense sur la guerre d’Espagne dont s’empare la comédienne Marie-Aurore d’Awans (saluée par les Prix de la Critique belge 2017) et la musicienne Malena Sardi. Leur dialogue résonne magnifiquement avec le roman. Un hymne à la résistance, à la liberté. (…) Devant sa fille, avec qui elle partage « une petite anisette » qu’on devine strictement interdite par les médecins, elle raconte son petit village perdu en Catalogne. La vie n’y a pas changé depuis le Moyen-Âge, rythmée par les récoltes d’olives, les fêtes de village, les mariages arrangés, son frère Josep, fraîchement converti aux thèses anarchistes et son rival stalinien Diego, les disputes familiales, les premières tentatives de collectivisation, l’irruption de cette idée que, peut-être, tout pourrait changer…
« Pas Pleurer », c’est l’injonction que répète Montse à sa petite fille serrée contre elle, sous les bombardements fascistes et dans le dénuement le plus total, alors qu’elle fuit son pays, l’Espagne, qui tombe aux mains des franquistes.
« Pas Pleurer », c’est aussi ce que nous dit Lydie Salvayre, alors que nous avons toutes les raisons de pleurer devant la bêtise humaine, aujourd’hui comme hier. Ne pas baisser les bras. Ne pas avoir peur.

L’herbe de l’oubli

L’herbe de l’oubli

Tchernobyl, 30 ans après. Les comédiens et marionnettes de Point Zéro offrent une magnifique tribune aux témoins et héritiers de la catastrophe rencontrés sur place. Du théâtre qui dépasse le documentaire et dont l’étrange poésie visuelle renforce un propos d’une terrifiante actualité.

Le 26 avril 1986, le cœur du réacteur numéro quatre de la centrale de Tchernobyl explose et prend feu, projetant un nuage de radioactivité dont on a retrouvé des traces dans toute l’Europe. Poussières, aérosols et gaz radioactifs sont projetés dans l’atmosphère. Le quatrième réacteur, nom de code « Abri », conserve toujours dans son ventre gainé de plomb et de béton armé, près de vingt tonnes de combustible nucléaire.
Tchernobyl, en Russe, se traduit absinthe, l’herbe de l’oubli…
Et trente ans après, quelles leçons retient-on de cette explosion ?
Composé à partir de la parole d’habitants proches de la zone d’exclusion en Biélorussie, de scientifiques actifs dans le dépistage de césium 137, de personnes ressources partisanes – ou non – du nucléaire qu’a rencontrés la compagnie Point Zéro ; L’Herbe de l’Oubli, s’inspire de la démarche de récolte de témoignages réalisés par par Svetlana Alexievitch (prix Nobel de Littérature 2015 – La Supplication, éditions JC Lattès).

Bon débarras !

Bon débarras !

C’est la meilleure des cachettes, le débarras, sous l’escalier. Dans cette maison, de 1900 à nos jours, des générations d’enfants s’y sont planquées. Dans une chronologie bousculée, les histoires de neuf d’entre eux (marionnettes-enfants plus vraies que nature) nous font traverser un siècle d’Histoire. Un bijou de manipulation, une rêverie sur l’espace et le temps, qui invite à partager ses souvenirs d’enfance.

Dans le placard, le débarras, là, sous l’escalier, le temps passe, les enfants se succèdent.
Des années les séparent, pourtant leurs jeux se ressemblent.
Leurs époques diffèrent, mais leurs émotions se ressemblent.
Leurs modes de vie évoluent, mais leurs aspirations se ressemblent.
Chaque enfant est unique et chaque enfant se ressemble.
Le spectateur est le témoin privilégié de leurs moments de complicité, de secrets partagés, d’interdits transgressés.

Bon débarras ! est un spectacle qui célèbre nos enfances, celles de nos parents, de nos grands-parents, des parents de nos grands-parents…

Mal de Crâne

Mal de Crâne

Hamlet vs Eminem. Une proposition radicale, inattendue. Une écriture rythmique, percussive, flamboyante. Bienvenue dans l’univers de Louise Emö, la joute va commencer et ce sera jouissif.

Mal de crâne
D’Hamlet à Eminem
Tuer tout ce à quoi on tient pour être ce que l’on devient

Mal de crâne propose une tragédie underground. Eminem, le plus grand rappeur contemporain et Hamlet, l’imbattable personnage de théâtre, s’y mesurent à rimes et fers croisés.
Eminem transfigure la folie d’Hamlet en un album anachronique et commun : le contre-monde. Ces deux misogynes mythiques se côtoient, se fusionnent, se cherchent à travers la relecture acerbe de ces personnages classiques, qui sont des déclinaisons de nous-mêmes. À Détroit ou Elsinor, nous sommes au royaume de la parole au centre.
La difficulté d’écouter l’autre sans s’écouter parler, d’annoncer et d’entendre les mauvaises nouvelles, d’avouer son amour ou de refuser sa fin. Comment sortir de l’enfance, devenir adulte, réaliser nos rêves ? Comment s’accomplir sans se caser, sans abdiquer, sans se précariser ? Par une structuration en 5 actes, centrés sur la sublimation de mots trop grands – le père, l’ambition, l’innocence, l’amour et la langue, la PAC peint un portrait partiel d’une génération urbaine, paumée et pleine de potentiel.

Pilleta Remix

Pilleta Remix

Pilletta ReMix est une fiction radiophonique live.
C’est un conte initiatique qui voit son héroïne braver tous les dangers d’un monde qui lui est inconnu, le monde des adultes, pour sauver sa grand-mère malade.
C’est une histoire à écouter et à voir, pour découvrir les coulisses d’une création radiophonique ; une fable noire et pourtant drôle qui se joue des peurs d’enfants et du monde des grands.
C’est une performance d’acteurs, bruiteurs, électro-musiciens, mixeurs qui donnent vie à 13 personnages sous les aléas du direct.

Daisy tambour

Daisy tambour

Olivier Thomas, raconteur d’histoires en biais, déglingueur de mots, recycleur de notes et ses deux complices investissent la scène pour un moment poétique, chanté, parlé, joué. Une perfusion de pur bonheur à mettre à portée de tous les publics. Risques de plaisir communicatif.

L’amour, c’est… c’est… c’est compliqué.
Daisy Tambour. Ça sonne comme un désir. Et comme un battement de cœur.
Vous voyez ? Vous sentez ? Cette chose qu’on ne peut nommer et qui pourtant jaillit du-corps-de-la-pensée-de-la-voix-des-envies-des-rêves-des-angoisses-du-vide de tous les jours.
Comment vivre ? À fond ? À moitié ? Sur le plan comptable, à moitié c’est plus rentable. Mais quand l’amour s’en mêle (s’emmêle ?)…
Après Antifreeze solution (accueilli en 2013), Olivier Thomas, recycleur de petits riens et de lectures en biais, déploie sa petite musique singulière à portée universelle, détricote le sens et le non-sens avec la même gourmandise, entre fête champêtre et infinie poésie. Et la poésie, sur le plateau comme dans la vie, c’est un peu le sourire des minutes qui passent.
Un orchestre de poche pour musique de chambre pas bien rangée…

Décris-Ravage

Décris-Ravage

Ce spectacle est né à la suite d’entretiens entre la créatrice et des artistes occidentaux d’âges différents ayant vécu quelques mois en Israël ou en Palestine, à différentes époques. Confronter ces entretiens à des extraits de pièces de théâtre historiques en arabe traitant des mêmes événements mais dans une perspective qui ne soit pas européaniste. Démêler puis refaire le nœud de “ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là” exige de la patience. Nœud gros de plus de cent ans. Éviter les mots qui provoquent les réactions violentes, rayer les sarcasmes, débusquer les termes qui découragent, qui tendent au lieu de délier.

Décris-Ravage retrace l’histoire des retrouvailles, à partir de 1799, entre l’Occident et un territoire peuplé aux enjeux imaginaires infiniment grands, Israël / Palestine / Terre Sainte. Entre théâtre documentaire et conférence inattendue, mêlant sources historiques, témoignages, œuvres de dramaturges arabes, Adeline Rosenstein y décrit autant deux-cents ans d’Histoire palestinienne que les liens anciens entre l’Europe et cette partie du monde arabe. Rappelant une histoire en grande partie méconnue. Décris-Ravage ausculte ainsi à la fois une situation donnée et les manières de transmettre l’histoire, déjouant les simplismes partisans et reliant à nouveau inventivité et lucidité contre l’hystérie et le passé réifié, mis au service de la violence.

Greg Houben  « Un belge à Rio »

Greg Houben « Un belge à Rio »

C’est en bourlinguant à travers le monde que Greg Houben puise son inspiration et décide de s’emparer de la langue française pour l’habiller de ses mélodies fortes et sans frontières. Il enregistre son premier album de chanson à Copacabana ! Un disque délicieux, rempli de joie de vivre. Si l’on décèle chez Greg des fragments de Mathieu Boogaerts, de Louis Chedid ou encore de Chet Baker, on lui remarquera une tendre singularité et une manière élégante et chaloupée de raconter sa propre histoire.

Is there life on Mars ?

Is there life on Mars ?

À travers les témoignages de personnes autistes et leurs familles, une mise en scène visuelle et sonore décalée, Is there life on Mars? nous entraîne peu à peu dans une autre perception du réel. Une expérience théâtrale à l’image des personnes autistes qui bousculent en permanence nos codes et nous confrontent à nos propres modes de fonctionnement.

Is there life on Mars ? sonne comme une question existentielle : y a-t-il une autre forme d’existence, une autre façon d’être au monde ?
La nouvelle création de la Compagnie What’s Up ?! se présente comme un voyage dans l’univers déroutant de l’autisme.
La metteuse en scène a effectué un long travail de rencontres et d’interviews auprès de personnes autistes et de leur entourage. Ce spectacle veut leur donner la parole. Comment rendre compte de ces vécus multiples et complexes, souvent méconnus ?
Porté par quatre comédiens, Is there life on Mars ? se veut une expérience théâtrale à l’image des personnes autistes qui bousculent en permanence les codes que nous connaissons et nous confrontent à nos propres modes de fonctionnement.

L’avenir dure longtemps

L’avenir dure longtemps

Cinq ans auparavant, il tue sa femme. Dans cette autobiographie, un des plus grands esprits de son temps, Louis Althusser, interprété par Angelo Bison, tente, mais en vain, de comprendre avec une honnêteté effarante un geste à jamais incompréhensible. Une performance à la frontière entre folie et hyper-conscience. À la place fragile où, en réalité, sont tous les Hommes. Ce spectacle a reçu le Prix de la critique du meilleur seul en scène 2016.

Tabula rasa

Tabula rasa

Tantôt drôle, tantôt grinçant, Tabula Rasa parle de la place qu’occupe chacun d’entre nous au sein de la famille, d’un groupe social et de la société dans son ensemble. Au centre du plateau la table familiale autour de laquelle les protagonistes se réunissent et se situent dans la géopolitique de l’intime et du groupe… jusqu’au jour où naît le besoin de faire table rase.

Tout a commencé autour d’une table.
Comme souvent débutent les histoires de famille.
Et les histoires de famille se ressemblent toutes.
Et pire même, elles se répètent.
Ça, c’est une chose qu’on ne s’explique pas.
Quatre acteurs, accompagnés d’une mystérieuse narratrice, dressent sous nos yeux sur un mode tantôt grinçant, tantôt drôle, une multitude de tables familiales.
Des tables de repas, des tables de rencontre, de réunion, de travail… Chacune d’entre elles questionne à sa façon la place que l’on occupe au sein de la famille, mais aussi, plus largement, au sein du groupe et de la collectivité.

Thinker’s Corner

Thinker’s Corner

Le Thinker’s Corner, ou coin des penseurs, est un dispositif créé pour restaurer la pensée dans l’espace public sous une forme ludique et conviviale. De jeunes acteurs placés derrière des stands de démonstrateur relayent des pensées que le public choisit par hasard à l’aide d’une roue de la chance. Cette expérience permet au citoyen de rentrer en contact avec des pensées actuelles ou anciennes, toujours innovantes, qui revisitent nos idées reçues.
Ces réflexions sont centrées sur notre existence et notre condition d’être humain plutôt que sur l’actualité directe. Toutes les questions posées sont fondamentales (en lien avec ce qui nous fonde) et donc urgentes à se réapproprier.

Pesadilla

Pesadilla

Aux croisements du burlesque et de l’étrange, Pesadilla associe humour noir et mélancolie en racontant la fragilité d’un homme partagé entre un rêve les yeux ouverts et une vie les yeux fermés. Pesadilla c’est une chaise, un fouet, une paire de chaussures d’homme, une chemise, une cravate, un chien, un vieil écran des années 70, un public imaginaire, de la neige, des arbres, un pistolet, des talons aiguilles…

Un cauchemar commence-t-il avec les yeux ouverts ou fermés ?

Quelqu’un qui ne peut pas dormir peut-il rester éveillé ?

Un cauchemar se termine-t-il avec les yeux ouverts ou fermés ?
Pesadilla explore cette errance temporelle, cette fuite dans les temps imaginaires du sommeil où l’étrange et le burlesque se rencontrent, flirtant ainsi avec nos inconscients, nos hontes et désirs inavouables… Cette frontière où l’humour grinçant et la mélancolie se cherchent et se trouvent.
Pesadilla raconte la fragilité d’un homme partagé entre un rêve les yeux ouverts et une vie les yeux fermés. Ce spectacle est un voyage entre rêve et cauchemar. La scène devient la projection de l’espace mental du protagoniste. (…)

La vedette du quartier

La vedette du quartier

Dans ce 1er épisode d’une trilogie autofictionnelle, Riton nous parle de ses premiers pas, à treize ans, dans le monde sans pitié du cinéma. Un épisode de sa vie qu’il traite avec une autodérision aussi singulière que bruxelloise.

Après le succès de « Liebman Renégat » au Festival d’Avignon 2016, Riton nous raconte ses débuts triomphants au cinéma puis la jungle du « showbiz » avec toujours autant d’humour belge et d’autodérision !
1977, Riton a 13 ans. Au désespoir de sa mère, il est choisi pour tourner dans « Préparez vos mouchoirs » de Bertrand Blier avec Patrick Dewaere et Gérard Depardieu. La scène où il finit dans le lit de Carole Laure fera de lui la vedette du quartier. Fort de cette nouvelle notoriété, il quitte alors l’école à 16 ans et tente sa chance pour devenir acteur. Entre sorties et castings, c’est le Paris des années 80 qu’il découvre aux côtés des stars de l’époque. Mais le rêve initial a du mal à atteindre la réalité.
Avec « La Vedette du quartier », Riton nous offre autant l’histoire d’un mec qui se prend les pieds dans les portes du paradis, que celle d’un enfant perdu dans un monde de grands.

Nativos

Nativos

Avec Nativos, la chorégraphe bruxelloise d’origine argentine Ayelen Parolin part d’une relecture à la fois absurde et éclatée des rituels chamaniques coréens, pour resserrer ensuite son écriture dans une forme chorégraphique mathématique et obsessionnelle.

Nativos est une proposition faite à Ayelen Parolin par le théâtre de Liège et la Korea National Contemporary Dance Company.
L’idée initiale était de partir de sa pièce Hérétiques, inspirée du chamanisme et tentant d’imaginer un rituel en rapport avec notre société, hyper-codifiée, uniformisée, machinique.
En compagnie de quatre danseurs coréens, Ayelen a ainsi cherché à réactiver le matériel chorégraphique d’Hérétiques tout en le confrontant à la culture coréenne et notamment sa forte tradition chamanique. Dans ce cheminement, toute l’équipe a assisté à une cérémonie chamanique à Séoul, qui a donné au projet sa couleur singulière : une interrogation/réinterprétation de cette expérience vécue ensemble.
Une façon d’explorer de nouvelles zones dans la partition initiale et d’y intégrer des questionnements liés au processus même de cette création, résultat d’une rencontre entre cultures.
Le tout est rythmé par une composition au piano de Lea Petra, additionnée des tonalités plus traditionnelles (supprimer) du (remplacer par) d’un percussionniste et chanteur coréen.