19 h

Dès 12 ans

Nelly, Ninon et Camille sont trois actrices d’une trentaine d’années. Sur un plateau de théâtre, elles cherchent à raconter l’histoire incroyable des trois Maria. L’action se déroule à Lisbonne en 1971, les trois actrices interprètent les trois écrivaines portugaises qui en mars de la même année, décident, après l’agression de l’une d’elles, de s’allier pour écrire un livre collectif en guise de résistance, de protestation au fascisme salazariste et d’appel au changement de leur société.
Jouant les premières scènes en portugais, l’intrigue se développe dans des allures de films d’action, la musique met le plateau en tension. Les actrices passent de la fiction au réel de leur propre situation : comment s’emparer et raconter cette histoire ? Comment faire œuvre de théâtre collectivement à partir des textes que les trois poétesses nous ont légués ? Comment éclairer par le sensible la condition des femmes ?

Un quatrième personnage rentre dans ce jeu : l’héroïne des “Lettres de la religieuse portugaise”. Elle surgit sur ce plateau pour faire entendre sa détresse. Femme, enfermée dans un couvent, abandonnée par un homme qui lui a donné tant de plaisir… Mariana devient le point de départ permettant aux trois protagonistes de déployer une narration jubilatoire, grave et profonde autour de la passion amoureuse, du corps des femmes, de la notion d’identité, de liberté et d’amour.

En savoir +

“En 2013, je participe à un festival de formes courtes dans des bibliothèques dont le thème est le Portugal. On m’invite à travailler sur les “Lettres de la religieuse portugaise”. Un recueil de cinq lettres d’amour publiées en 1669, et écrites par une religieuse à un chevalier. Ensemble, ils se sont aimés. Ou bien, ensemble, ils ont connu les plaisirs de la chair… Mais le chevalier est reparti et Mariana reste seule, enfermée dans son couvent. Elle crie de peine et de désir. Ce texte est beau pour l’intensité de la passion décrite, mais il pose problème… Je ne veux pas que Mariana soit un modèle auquel une femme amoureuse et en peine puisse s’identifier. Je veux des modèles plus éclairants. Quand je découvre que les trois Maria ont pris pour point de départ le destin de cette religieuse, avec pour projet de FAIRE SAUTER LES CLÔTURES, je retrousse mon pantalon, j’enfile des bottes et je plonge avec elles. ”

Coline Fouquet

Revue de Presse

Distribution

Libre adaptation du livre “Les nouvelles lettres portugaises” de Maria Teresa Horta, Maria Isabel Barreno, Maria Velho da Costa.
Jeu : Camille Freychet, Nelly Latour, Ninon Borseï, Laura Ughetto
Mise en scène : Coline Fouquet
Création musicale : Wim Lots
Scénographie : Yoris Van den Houte
Costume : Zouzou Betman

Soutiens

Coproduction Théâtre Les Tanneurs, Mars (Mons Arts de la Scène), Centre culturel régional du Centre - La Louvière.
Soutiens Centre Vaba Lava de Tallinn, Kinneksbond-Centre culturel Mamer, Théâtre des Doms.
Aide FWB - Service du Théâtre et Centre des Arts Scéniques.