18h00

Dès 12 ans
Durée : 50 minutes
Tarifs : 15€ / 10€

Prix Maertelinck 2022 – Meilleure scénographie
Prix Co-Légia 2022

« Si vous voulez éviter de vous faire violer, il faut éviter de s’habiller comme une salope. » : telle est la déclaration ravageuse d’un policier canadien en 2011 dont a découlé la marche de protestation SlutWalk ou «Marche des salopes». C’est le point de départ du spectacle de Celine Chariot. Un spectacle sonore et documentaire, comme acte de résistance poétique.

Une femme, sans un mot, déplace des objets qui petit à petit font sens et donnent à sentir et penser la mémoire traumatique. Elle déploie sur la scène avec son talent de femme des arts plastiques et de la photographie, des signifiés et des signifiants soulignés parfois par une voix off, comme un dialogue dans l’esprit d’une victime, rendu audible.

Il est question de la mémoire traumatique de victime de viol. Un évènement personnel dévastateur que vivent de nombreuses femmes qui un jour se réveillent d’une torpeur protectrice, pour réaliser de quelles atrocités elles ont été les victimes. Il est question de résurgence et de parcours mémoriel, de réparation aussi, tout cela, évoqué par la présence d’une femme artiste armée de mots et d’images, jouant une partition aux limites de l’installation plastique et de la performance théâtrale.

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A propos de l’artiste
Suite à des études en philosophie et en photographie, Celine Chariot pratique la photographie depuis 2007. Une grande partie de son travail est réalisée à l'étranger via des convois humanitaires ou du reportage documentaire.
La photographie est son médium principal, un moyen d’expression féroce, un témoin de ce qui nous entoure, un angle d’attaque.
En 2021, elle est sélectionnée dans la "shortlist" (28 photographes à travers le monde) du Global Peace Photo Award.
L'envie de raconter des histoires prend le dessus sur la forme via le projet Marche salope : elle se lance dans le spectacle vivant, la performance, pour la première fois. Cette fois-ci, la photographie lui paraissait, à elle seule, insuffisante pour servir le projet et traiter le sujet qu’elle voulait aborder. Le viol.
En tant que femme, je m'oblige à l'engagement et à la lutte. Il n’est jamais trop tôt pour réagir, jamais trop tard pour être libre. Comme Simone de Beauvoir l’écrivait : « Nommer, c’est dévoiler. Et dévoiler, c’est déjà agir. ».

« Dans une forme originale où se mêlent texte, performance, silence, regard, reconstitution du réel et onirisme, Celine Chariot évoque magistralement la question du viol et de l’amnésie traumatique. »
Jean-Marie Wynants - Le Soir

« Le spectacle brille par l’équilibre – subtil et permanent – entre faits objectifs et objet esthétique. De haute importance. »
Marie Baudet - La Libre Belgique

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Distribution

Écriture et interprétation : Celine Chariot
Mise en scène : Celine Chariot et Jean-Baptiste Szezot
Voix : Anne-Marie Loop, Julie Remacle, Anja Tillberg
Création sonore : Maxime Glaude
Création Lumière : Pierre Clément et Thibaut Beckers
Flûte : Line Daenen
Artiste plasticienne : Charlotte De Naeyer
Accessoires et costume : Marie-Hélène Balau
Régie : Selim Bettahi
Crédits Photos : Alice Piemme

Production

Production : Festival de Liège
Avec le soutien : du Collectif Co-legia de Prométhéa, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Province de Liège, de Shanti Shanti asbl, du Théâtre National Wallonie-Bruxelles, du Théâtre des Doms, de Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse, de Wallonie-Bruxelles International, de FACTORY/Plateforme dédiée aux compagnies et artistes émergent·e·s.

Merci à : Planning familial le "37", Sébastien Foucault, Bérengère Deroux, Laurence Dieudonné