Performance

Comment osez-vous ?

Comment osez-vous ?

Un spectacle où l’on pédale pour produire l’énergie nécessaire à son déroulement. 

Après la période des confinements et face à un environnement qui semble s’effondrer, il nous est apparu essentiel de penser un spectacle vivifiant et lumineux. 

C’est ce que sera « Comment osez-vous ? ». En suivant les codes du roadtrip, le spectacle met en scène cinq jeunes activistes (inspiré·e·s de personnages réels) et un ours polaire, tous·tes impacté·e·s d’une façon ou d’une autre par le changement climatique. Iels entament alors une quête commune : rejoindre le continent de plastique pour y retrouver une certaine Greta T, qui pourrait peut-être les aider à se faire entendre. 

Le prix Jo Dekmine

Le prix Jo Dekmine

Jo Dekmine a dirigé le Théâtre 140 à Bruxelles pendant plus de 50 ans. Il était un programmateur audacieux, un découvreur de talents. Le Conseil d’administration du Théâtre des Doms a voulu célébrer sa personnalité hors du commun en créant un prix qui distingue un·e artiste de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui donne de la visibilité à ses propositions artistiques émergentes et innovantes. Le Prix Jo Dekmine consiste en une semaine de découverte du Festival d’Avignon. Le·la lauréat·e est invité.e au plus grand festival francophone de théâtre du monde. L’occasion lui est ainsi donnée de découvrir des univers artistiques et des personnalités de la diffusion des arts de la scène, de mettre un pied dans la curiosité et la mobilité et de présenter un de ses projets.

Castélie Yalombo Lilonge est une artiste belgo-hispano-congolaise née et résidant à Bruxelles. Elle est diplômée de l’ULB ainsi que d’un Master de l’Institut Supérieur des Arts et Chorégraphies de l’ArBa-EsA en 2020. Sa pratique artistique se situe à l’intersection de différents champs : la chorégraphie, l’écriture poétique et l’installation. Les questions relatives à l’identité, l’altérité et les modes de relations, ainsi que le statut de sujet/objet du corps, opèrent comme les fondements et structures de sa pratique. Elle a collaboré comme performeuse et danseuse avec les artistes Clément Thirion (2016), Fabian Barba (2017), Ingrid Midgard Fiksal (2019), Faustin Linyekula (2019), Louise Vanneste (2021), Emilienne Flagothier (2023). Sa participation au travail de Faustin Linyekula a contribué à la sensibiliser aux questions décoloniales, et plus particulièrement aux nécessités d’une réarticulation des récits de nos identités dans le grand maillage des Histoires oubliées, confisquées, cachées et dominantes. Depuis 2018, elle travaille à la création de plusieurs performances, le plus souvent en solo ou en duo. Elle crée son premier solo chorégraphique, Water, l’atterrée des eaux vives en mai 2022 au Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles.

Son dernier projet

Retrouvez un extrait de sa performance « Water, l’atterrée des eaux vives » le 18 juillet au Théâtre des Doms.
Une invitation à sinuer tel un cours d’eau,  le long des récits, des mémoires et des territoires jouant son corps, comme suspendu, entre le regard des spectateur.ices et sa propre subjectivité.
Son corps, cet objet qui dépose, malgré elle, des histoires de dominations, de déplacements, d’exils et d’espoirs. L’installation de céramiques et le travail sonore interviennent chacun comme différents partenaires de plateau, assurant la résonance torrentielle du magma fragile et violent de l’identité.

Marche Salope

Marche Salope

« Si vous voulez éviter de vous faire violer, il faut éviter de s’habiller comme une salope. » : telle est la déclaration ravageuse d’un policier canadien en 2011 dont a découlé la marche de protestation SlutWalk ou «Marche des salopes». C’est le point de départ du spectacle de Celine Chariot. Un spectacle sonore et documentaire, comme acte de résistance poétique.

Une femme, sans un mot, déplace des objets qui petit à petit font sens et donnent à sentir et penser la mémoire traumatique. Elle déploie sur la scène avec son talent de femme des arts plastiques et de la photographie, des signifiés et des signifiants soulignés parfois par une voix off, comme un dialogue dans l’esprit d’une victime, rendu audible.

Il est question de la mémoire traumatique de victime de viol. Un évènement personnel dévastateur que vivent de nombreuses femmes qui un jour se réveillent d’une torpeur protectrice, pour réaliser de quelles atrocités elles ont été les victimes. Il est question de résurgence et de parcours mémoriel, de réparation aussi, tout cela, évoqué par la présence d’une femme artiste armée de mots et d’images, jouant une partition aux limites de l’installation plastique et de la performance théâtrale.

Angles Morts

Angles Morts

Pour avancer, il faut bondir sur le ring, se battre, prendre des coups, les encaisser, les esquiver, perdre et gagner. Si donc en tant que meuf, en tant que gouine, en tant que noire ; si donc en tant que gouine noire congo-belge, beaucoup de temps se perd en petites négociations intérieures avec la norme, Joëlle Sambi rit et monte sur scène avec la meute des siennes. Elles rendent coup sur coup, fendent les jougs et tentent de faire maison ou, à défaut, d’entendre raison.

Avec Angles Morts, l’autrice et performeuse interroge la possibilité de communauté en dépit de nos inconciliables oppositions. A coup de krump, de musique électro et de boxe, elle crée un spectacle comme une ritournelle, un mantra, une lutte en continu. Parce que la radicale nuance. Parce que les violences. Parce que la mesure et l’excès sont toujours politiques.

Voie, Voix, Vois

Voie, Voix, Vois

Le mot voie V.O.I.E. désigne une route faisant la liaison entre deux endroits, ou un chemin.
Le mot voix V.O.I.X. désigne l’ensemble des sons émis par les cordes vocales.
Le mot vois V.O.I.S. est la conjugaison du verbe voir à la première et à la deuxième personne du singulier : je vois, tu vois.

Dans Voie, Voix, Vois les hiérarchies sont questionnées et chamboulées. La performance prend la forme d’un trio collaboratif entre un artiste pluridisciplinaire porteur de handicap (Saaber Bachir), un musicien (Antoine Leroy) et un performeur (Gaël Santisteva).

Au travers du traitement de la voix et de l’art de la ventriloquie, le trio souhaite ici explorer des questions de légitimité, de pouvoir et de liberté, de soumission et de contrôle. À l’aide d’une colonne de sound system, ils déconstruisent les attentes pour laisser place au libre arbitre et à la marge. Une invitation à prendre le temps d’écouter et assister à un dialogue absurde et fantasmé entre trois personnes qui décident de ne pas considérer les différences qui pourraient extérieurement les stigmatiser.

BAVES

BAVES

Une pièce née dans un milieu rural et militant avec des réflexions sur l’habitat, le jardinage, la fermentation, l’autosuffisance collective, le local…

Un duo entre deux femmes partageant leurs vies intimes, leurs pratiques de jardinage et méthodes de conservation des aliments qui se nourrissent ensemble, composent un rap gluant et une berceuse galante et trouvent une façon, par le mouvement et un duo amoureux, de rendre hommage à des couples d’artistes lesbiennes ayant fait ces choix avant elles.

Une gamme d’aliments transformés, de saveurs confites et de fleurs trempées ont été collectés pour devenir des partenaires performatifs et scénographiques.

VACANCES VACANCE

VACANCES VACANCE

Un hommage à tous ces moments où l’on n’est pas exactement là où l’on devrait être, parce qu’on est en retard, ailleurs, en vacances ou à côté de son corps. Une observation de ce qui n’est pas là, maintenant, mais qui peut-être a été, avant, ou ailleurs. Une pièce faite d’allers-retours entre le corps et la pensée, de petits voyages dont le but serait que l’absence apparaisse. Et avec elle, peut-être, les absents.
C’est un solo, un monologue qui devient peu à peu une pièce chorégraphique. Ondine y déroule une pensée, une logorrhée où elle parle des vacances, de l’hypnose, des NDE (Near Death Experience – expérience de mort imminente ), de la maladresse, du bégaiement, de Démosthène, de la grâce et surtout de l’absence.
Elle énonce des états de corps, puis les expérimente physiquement. Ondine est en dehors de son corps, à côté, avant, après. À force d’insister, elle arrive à une danse étrange où elle semble être absente de son propre corps. Elle dissèque cette danse qu’elle nomme la grâce.

GROSSE BAGARRE

GROSSE BAGARRE

Grosse Bagarre, c’est l’histoire d’une bagarre, semblable à tant d’autres, sur une place publique.

Pour s’acquitter, les protagonistes ; Antonin, Elisa, Gwladys, Habib et Maxi devront performer un spectacle préventif contre la violence, en reconstituant leur altercation devant le public.

Très vite, cette reconstitution prendra une dimension artistique, et les comédiens improvisés seront remplacés de force par des professionnels. Ceux qui se sont rencontrés dans une bagarre devront apprendre à travailler main dans la main pour regagner leur place sur scène.

Vivre écrire

Vivre écrire

Un projet qui se vit comme une exploration intime et une expérimentation multiforme autour de l’acte d’écrire. Accompagnée par deux acteur·rice·s, un danseur, une créatrice sonore et une créatrice d’images, je tisse au plateau un récit rêvé autour de mes écrits intimes.

Il y est question des difficultés et des frustrations que j’éprouve à créer. De ces écrits, sortes de face-à-face intraitable avec mes défauts, ma paresse, mes envies, mes terreurs, mes aspirations ; jaillit de la nécessité. Ils prennent vie dans le fond de mon être et s’inscrivent sur un support comme une (im)pulsion de survie. Ils parlent de la création, mais bien au- delà, ils parlent de nos rêves et de nos besoins à tou·te·s.

Crise du poète ou de milieu de vie, ces écrits racontent l’aveu d’une impuissance, d’un échec, d’un constat d’une vie « ratée » mais ne se résignant pas. Avec au centre cette question : que se passe-t-il de vital lorsque je pratique mon art ? Quelle est la nature de cette pulsion à laquelle je me livre malgré moi et avec une telle ardeur ?

Lilith(s)

Lilith(s)

Un seule en scène pas complètement seule dans lequel Lylybeth Merle nous partage sa transition de genre. Documentaire scénique et sororal, entre théâtre et numéro de cabaret, LILITH(s) conte ses découvertes, la douce guérison qui suit la reconnexion, et la joie qui l’accompagne tous les jours depuis. Lylybeth monte sur scène pour raconter et transmettre une vie Trans et Queer. Sur scène, à ses côtés, on retrouve Baxter, créateur.ice sonor.e et régisseur.euse général.e. Lylybeth est aussi accompagnée des voix et des vies des femmes de sa famille : sa Mère, sa Tante et sa Grand-Mère. Celles qui ont été ses modèles et auxquelles elle se connecte aujourd’hui d’une nouvelle manière.

La représentation inclut une scène de nudité.

Brûler Danser

Brûler Danser

Brûler-Danser, c’est une remontada singulière. Il n’y a pas d’équipe adverse. L’ennemi, c’est le temps qui imprime inlassablement sa marque. C’est l’histoire d’une reconquête de soi, par le mouvement. Les mots et les sons se frottent. La proposition est organique, pulsée, portée par un duo inédit. C’est un voyage au pays de la nuit et de la poésie performée. C’est une aube, un espoir de respirer autrement.
Avec le personnage de Remontada, Lisette Lombé et Cloé du Trèfle inventent une nouvelle grammaire et sondent le temps post-confinement, le choc post-traumatique et notre besoin de résilience. Coup de foudre artistique, Brûler-Danser est la première création des deux artistes, rencontre de l’évidence entre le slam, la danse, la poésie et la musique électronique.

ICE

ICE

Une chorégraphie pour un corps et un tas de cordes. Pour cette édition spéciale des 20 ans du Théâtre des Doms, le KVS, théâtre de ville flamand de Bruxelles, est l’invité de la Garden Party et présente un extrait de la performance solo de l’artiste Bahar Temiz.

Dans cet univers contemplatif, Temiz manipule des cordes dont elle réalise des paysages en transformation perpétuelle et des sculptures mobiles.

Une danse de la découverte, du dépassement, de l’endurance, de la survie et de l’abandon. Un tour de force physique qui invite les spectateurs à naviguer dans l’espace et le temps.

État du Monde : les chroniques

État du Monde : les chroniques

Fresque imaginée par Valérie Cordy, ce rendez-vous quotidien avec l’actualité est composé d’une multitude de performances artistiques qui raconte le monde tel qu’il advient. Les performances sont indépendantes les unes des autres mais tissent, au fil de leur présentation, un patchwork aux couleurs contrastées de nos vies matérielles, numériques et imaginaires. Une joyeuse manière de résister au désastre ! On parlera de la hausse du niveau des océans, de l’art de construire des ponts, des nouvelles alliances pour réveiller les esprits de la terre, de l’avenir de la recherche spatiale mais aussi de la disparition des bals populaires, de la pratique du kayak en période de pandémie, ou de la manière d’accommoder les restes. On parlera de l’état du Monde.

IDA don’t cry me love

IDA don’t cry me love

À l’origine, il y a Ida Rubinstein, danseuse légendaire des Ballets russes, muse de Serge Diaghilev, qui fit sensation à Paris au début du XXè siècle par son charisme, sa beauté et sa présence sulfureuse. Aujourd’hui, il y a trois femmes qui réinterrogent ce mythe à la lumière actuelle. Spectacle ancré dans notre époque qui questionne la pluralité et la liberté de nos identités contemporaines avec pour outil, l’Histoire de la danse et singulièrement, celle des Ballets russes.

J’aime beaucoup ici

J’aime beaucoup ici

Munie d’un carnet de notes et d’un appareil photo, Isabelle Jonniaux explore les espaces urbains environnants, portant son attention sur tous les signes croisés dans la rue qui racontent une partie de nous-mêmes. Un tag, une poubelle, un regard, une publicité, une bouche d’égout ; nos villes sont le siège de mille récits et réflexions sur notre condition humaine.
Dans un dispositif scénique qui recompose ses explorations, elle invite le public à circuler au milieu des photos et des mots. Le spectacle prend la forme d’une déambulation physique et philosophique ; il interroge notre capacité à voir ce qui nous entoure. C’est une invitation à réfléchir le monde dans lequel on vit, une incitation à combattre l’indifférence qui guette nos modes de vie contemporains. C’est un peu tragique, à l’image d’une partie de notre civilisation, mais teinté d’humour, pour contrecarrer la désolation. C’est aussi rempli d’empathie et de célébrations.

Méduse·s

Méduse·s

Méduse est décrite comme une femme jeune et belle, jusqu’à ce que les dieux la transforment en un monstre à la chevelure de serpents. La version la plus connue de cette histoire est celle de la mise à mort de Méduse par le héros Persée. Aujourd’hui encore, peu de récits s’attardent sur ce qui est arrivé à Méduse avant d’être tuée : violée par Poséidon dans le temple d’Athéna, elle est métamorphosée en “gorgone” au pouvoir fatal de pétrifier les humains qui croisent son regard.
Le collectif La Gang redonne vie à cette figure de la Grèce antique en réécrivant le mythe de son point de vue. Ici, Méduse décide d’en découdre avec son destin.
Son récit est entrecoupé d’extraits de témoignages audio de femmes qui ont subi des agressions sexuelles. Ces paroles contemporaines viennent faire écho au mythe et résonner aujourd’hui comme autant de “Méduses” possibles.
Dans une mise en scène visuelle, plastique et performative, les comédiennes dissèquent ce mythe “en live” en interrogeant des thématiques telles que l’héritage culturel patriarcal, les injonctions liées à la féminité et la virilité, la culture du viol et de la violence.
Au plateau, les comédiennes filment des parties de corps en gros plan avec leurs smartphones pour créer de nouvelles représentations du récit. Tel un miroir déformant, leur dispositif de projection invite à d’autres regards sur les personnages du mythe et sur ses enjeux. À travers les images s’immiscent les questionnements du collectif sur le corps et le pouvoir, territoires à la fois intimes et politiques. Une Méduse plurielle et agissante se révèle.

Lost in Ballets russes

Lost in Ballets russes

La danseuse-performeuse nous parle de son cheminement intime vers les pas chorégraphiés. Enquête documentée dans son univers personnel, elle défait devant nous les liens familiaux qu’elle entretient avec les Ballets russes. Comment passe-t-on de soi à l’universel, comment fabrique-t-on une œuvre à partir de sa propre histoire, si ce n’est, en partant de l’Histoire, de rituels autobiographiques et de la matière du réel. Lara Barsacq tente d’imaginer des danses, des métaphores et de basculer dans l’incarnation de son propre réel.

La place

La place

Le bistrot du coin a fermé. Les arbres ont été arrachés. Le béton a coulé.
Les modifications rapides et violentes que traverse le quartier perturbent leurs repères : Thierry et Karim cherchent leur place.
Partant d’entretiens enregistrés, deux jeunes comédiennes interprètent ces vieux chômeurs célibataires et autodidactes.
L’un dit être un arbre, l’autre Robin des Bois. Contraints à l’immobilité et à l’attente, leur parole est leur seule arme de résistance. Le regard d’autrui, leur seul moyen d’exister.
Pendant ce temps, un personnage sans voix explore, découvre et chamboule les vestiges de l’espace de jeu. Un lieu qui s’effrite et dont la mémoire s’efface.

Des histoires du réel

Des histoires du réel

Trois actes. Trois histoires d’amour. Trois réalités. Trois pays à raconter. Pour nous renvoyer à notre propre réalité. Soixante minutes de spectacle. Du journalisme autrement. Sans magazine. Avec des couleurs, des sons, des odeurs. Les codes du conte pour raconter le vivant, le vécu aussi. Une invitation au voyage à travers des récits que j’ai entendus. Des moments suspendus. Des observations qui m’ont bouleversée, dégoûtée, amusée, transcendée.

Des moments rocambolesques. Des baisers passionnés entrecoupés de discussions autour de disparition, d’identités multiples et de résilience. La guerre, c’est parfois au-dedans, parfois au-dehors. Le personnel pour ouvrir l’universel. Les luttes psychologiques et la géopolitique. La jeunesse, les rêves, les désillusions. Le poids du passé qui bombarde la légèreté.

La vengeance de la petite sirène

La vengeance de la petite sirène

Une joyeuse déambulation révolutionnaire, débridée, musicale, spectaculaire et naïve. Un aperçu critique des dysfonctionnements qui nous mettent en colère. Une vengeance collective et drôle qui nous soulagera de nos peurs.

Dans un festival de boudin moule et une soirée sans frites, la méchante Petite Sirène va vous faire payer votre connerie.
Un conte pervers et chanté par une lolita effrayante accompagnée d’un chœur d’avignonnais·e·s déjanté·e·s. Ils·elles proposeront des actions magiques jubilatoires de ce qu’ils·elles ont toujours voulu faire sans jamais oser.
Cette effrayante perverse Petite Sirène va se jouer des metteurs en scène crapuleux, des tragédies inaccessibles, des vieux phoques, des faces de haches, des finlandaises vicieuses, des grands-mères acariâtres, des sales raies manta, des libidineux, des offensés, des manipulateurs, des pays sans gouvernement, des méchants exploiteurs, des colonisateurs, des chauffards, des qui se croient plus malin.

Dehors est blanc

Dehors est blanc

Une installation chorégraphique en suspens; un portrait de l’Homme contemporain qui, aujourd’hui plus que jamais, s’interroge sur les déterminants de son équilibre, et de son territoire.
Dehors est blanc est une référence à un phénomène optique atmosphérique, le «blanc dehors», dans lequel les contrastes sont nuls et où tout semble enveloppé d’une lueur blanche uniforme. L’observateur·rice ne peut alors discerner ni les ombres, ni l’horizon, provoquant une perte du sens de la profondeur et de l’orientation.

L’être humain est un assemblage de forces en constant déséquilibre ; une tentative de résistance dans l’organisation de la matière. Il est l’un des multiples visages habilement bricolés par la nature, insignifiant et audacieux, dont la survie dépend essentiellement de sa capacité à se repositionner.
Dehors est blanc explore la définition de l’équilibre et du territoire, imaginant un dispositif qui permet d’expérimenter l’équilibre d’un corps dans le vide, suspendu en l’air par des contre-poids autonomes.

Ceci n’est pas un corps ou Marche Salope! (titres provisoires)

Ceci n’est pas un corps ou Marche Salope! (titres provisoires)

Rêver d’une poésie vivante pour agir par le sensible contre la violence, d’une action réelle qui puisse déplacer les lignes, faire basculer le plan, faire osciller la norme.
Rêver de parler pour ouvrir les débats.
Rêver de ne pas céder à l’anesthésie de notre société, créer des connexions vivantes, concrètes et radicales.
«On ne naît pas femme, on le devient.» Simone de Beauvoir
En 2011, à Toronto, un officier de police a dit que pour éviter d’être violée, il faut éviter de «s’habiller comme une salope». De là, est arrivé le slogan, dans les marches de protestation féministe, «SlutWalk», «Ne nous dites pas comment nous comporter, dites-leur de ne pas violer».
Car il est toujours commun et ordinaire de penser que ce n’est pas au violeur de ne pas violer, mais à la victime de tout faire pour ne pas l’être.
Comment en sommes-nous arrivé·e·s à regarder une femme en plein orgasme alors qu’elle se lave les cheveux?
Hypersexualisation, invisibilité féminine, patriarcat, sexisme, stéréotypes de genre, conventions sociales… La liste est longue.
Et si nous décidions de désobéir car il n’est plus possible d’obéir.
«Quand on explique aux enfants: «Le masculin l’emporte sur le féminin.», ce n’est pas seulement une règle de grammaire, c’est une règle sociale qu’on leur apprend.».
Éliane Viennot

Feutrine

Feutrine

L’autrice Sandrine Roche invite nos oreilles à se fabriquer des images.

De son voyage en Guinée, des laboratoires et des chantiers qu’elle a menés avec le metteur en scène camerounais Martin Ambara autour de son texte Feutrine, elle nous propose – plutôt qu’une lecture – un témoignage sonore.
Belle entrée en matière dans son univers des mots.

Feutrine se présente sous la forme d’un conte cruel, celui d’une famille soucieuse de construire, selon un mode de pensée mathématico-cynique, un monde «chaleureux et apaisant» dans lequel la circulation des sujets et des biens est soumise au contrôle bienveillant de ceux qui la domine.
L’histoire prend place dans un lieu unique, une sorte de ville nouvelle en construction dans laquelle l’ascension vers le 5ème et dernier étage d’un immeuble est devenu synonyme de réussite. En contrepoint à cette ascension sociale, une des filles de la famille, celle «qui ne leur ressemble pas», creuse lentement de ses mains une galerie souterraine pour échapper – «par en dessous» – à la normalité obligatoire dans laquelle on tente de l’enfermer.
Allégorie politique, Feutrine est avant tout une fable, un objet littéraire qui se veut aussi une réflexion sur la liberté créatrice actuelle.

Atelier d’écriture partagée

Atelier d’écriture partagée

Même point de départ pour trois ateliers d’écriture menés par l’autrice belge Veronika Mabardi à Tournai, à Conakry et à Avignon avec le même public (des jeunes de + de 15 ans) et sur la même thématique du «Je suis ici».

«Les jeunes de Tournai exploreront leurs «ici», et en confieront des fragments que j’emporterai dans ma valise, à Conakry. S’y ajouteront les «ici» des jeunes de Conakry, et la valise arrivera à Avignon un peu plus lourde et s’y complètera avec les «ici» des jeunes d’Avignon. En faisant le pari qu’en cours de route, la rencontre de tous ces fragments fabriquera un nouveau paysage.»
Veronika Mabardi

Une invitation au voyage que nous racontera l’autrice en présence des jeunes avignonnais.

La Berma, Rachel et Moi

La Berma, Rachel et Moi

Sur scène, un homme et une femme explorent un monument de la littérature mondiale – « À la Recherche du temps perdu » de Marcel Proust – et partagent ce qu’ils y trouvent qui a trait au théâtre. Lui, toujours extérieur, toujours Narrateur, toujours spectateur : fasciné d’abord par l’Actrice, puis à travers elle par la représentation, le lieu du théâtre, le jeu social qui l’entoure. Elle, éternelle et unique Actrice, mais aussi dédoublée entre deux actrices concurrentes qu’opposent leurs carrières, mais aussi leur conception du théâtre, et leur vision de ce qu’est « le jeu », entre incarnation et distanciation, entre mimésis et modernité.

Dans la recherche de ces deux corps, flanqués d’autres corps postiches – ombres, projections ou mannequins – et du corps collectif du public présent, se révèle peu à peu, non seulement ce qui nous fascine au théâtre, mais aussi ce qui nourrit plus généralement notre « empathie », ce mouvement de l’âme qui nous met à la place de l’autre. Car c’est bien ce moteur fondamental de notre humanité que cultivent les acteurs dans leur travail, et que nous activons comme spectateurs pour les regarder.

M-119 Autopsie

M-119 Autopsie

Le metteur en scène Laurent Hatat nous livre les résultats de son «enquête» sur sa collaboration avec l’autrice Hermine Yollo et son texte M-119 Autopsie.

Laurent Hatat et Hermine Yollo se sont retrouvés à Conakry pour un chantier de trois semaines d’exploration dramaturgique. Le metteur en scène vient nous raconter sa rencontre avec l’autrice, son écriture, leur travail en binôme, la façon dont ils ont porté ce texte au plateau, comment ils l’ont fait découvrir au public guinéen.
Au cœur d’une fabrique d’écriture contemporaine.

Près d’une semaine après l’annonce de la disparition d’une intervenante artistique, une journaliste d’investigation mène une enquête sur une prison pour femmes, pour savoir ce qui s’est réellement passé. Au fil de son enquête, elle découvrira que cette disparition n’était que la partie visible de l’iceberg, et que cette affaire cache des secrets beaucoup plus sombres: tortures, expériences interdites, cobaye humains, meurtres, cannibalisme.

Under the misselstöe (sous le gui)

Under the misselstöe (sous le gui)

Épopée rock inspirée de l’œuvre et du parcours incroyable et tragique d’Aloïse Corbaz.

C’est le portrait imaginaire d’une femme hors du commun, internée à 32 ans, en Suisse, pour « délire pacifiste et antimilitariste » en pleine horreur de la Première Guerre mondiale.
C’est un hommage à une artiste qui mena pendant les quarante-six années de son internement, une quête d’émancipation sans bornes, entre quatre murs.
C’est une fenêtre ouverte sur un royaume étrange et brillant.
C’est une ode à la liberté.

Démocratie chez les grenouilles

Démocratie chez les grenouilles

Partition langagière pour un poème dramatique sur les injustices de notre temps.

Une transe vient de frapper un quartier qui craque dans la mare. Une guerre est lancée contre des grenouilles pacifiques qui ne pèchent que par leur coassement. Au départ, elles furent ignorées parce qu’elles nourrissaient le rêve du quartier par leur concert et leur chorale. Mais cette chorale va dégénérer très vite.

Lichens

Lichens

Fascinée depuis toujours par l’animation en tant qu’art du mouvement, Karine Ponties développe sa prochaine création à partir du « Conte des contes », film d’animation russe couronné de Youri Norstein, condensé de poésie dans lequel résonne l’histoire du 20ème siècle.
« Lichens » sera une pièce où la réalité poétique naîtra des oppositions de réalités créées par le montage ou les métamorphoses. C’est une pièce non narrative pour cinq interprètes, de six scènes distinctes, chacune portant son grain particulier, travaillé dans l’épaisseur de l’image. Un paysage diaphane, composé de figures archétypales, un minotaure, une petite fille et sa corde à sauter ; un coin terreux, d’où émergent le détail de muscles et d’os ; une salle de bain qui se retourne sur elle-même…

MET LIEFDE

MET LIEFDE

Recherche chorégraphique sur le sentiment d’amour et ses effets sur le corps dans une danse performative au cœur de l’énergie amoureuse.

«Met liefde» peut se traduire du néerlandais par «avec amour» ou «avec cœur», deux points de départs qui furent l’essence de la dramaturgie engagée sur ce travail. Avec les performeur.euse.s, nous créons le pont entre sentiment et effet direct sur le corps. Que se passe-t-il lorsque l’on tombe amoureux.se.s? On a chaud, on transpire, on en parle, on se court après, on se prend des claques, on s’amuse, on tourne en rond, …
C’est ce bouillonnement d’énergies diverses qu’on désire retranscrire en mouvements, en langages corporels.

i-clit

i-clit

Un spectacle manifeste du corps, de la chair, où l’objet sexuel devient sujet.

Une nouvelle vague féministe est née – ultra-connectée, ultra-sexuée et plus populaire. Mais face au pouvoir ambivalent de la pop culture, où et comment se placer dans ce combat en tant que jeune femme ? Quelles armes utiliser ?
Ce solo explore les différents courants féministes contemporains et leur lien avec la culture pop. La popularisation du féminisme est-elle une réelle prise de pouvoir ou une auto-contradiction profonde ? Une vraie revendication ou une récupération marketing ?

« i-clit » traque ces moments de fragilité, où l’on oscille entre affranchissement et nouvelles formes d’oppression.

Prémisse francophonirique

Prémisse francophonirique

Le Théâtre de la Cité à Marseille, partenaire fidèle des Doms, organise du 17 mars au 14 avril 2018 sa Biennale des Écritures du Réel, juste avant Francophoniriques.

En ouverture et en clin d’œil à notre petit festival avec la langue, La Cité invite la metteure en scène belge Frédérique Lecomte pour un happening avec Les super-héros de la cohésion sociale! (12h sur le cours Joseph Thierry à Marseille) suivi de la projection d’un film – Congo Paradiso – sur son travail avec des enfants victimes de guerre (projection à 15h30 au cinéma Les Variétés).

SupeRésidence II

SupeRésidence II

Une SupeRésidence, c’est avant tout un moment d’échanges, parce que nous croyons en la rencontre entre des artistes de toutes les origines, de tous les horizons et de toutes les pratiques. Parce que de cette rencontre naîtront sans aucun doute de l’intelligence et de la beauté.

Dans la rencontre, l’artiste créé un réseau des pratiques et des praticiens. Il s’ouvre à la diffusion de son univers créatif. Il explore l’idée de pluridisciplinarité et des possibles collaborations hors sa région, son territoire avec ses confrères, partenaires européens de demain.

En 2016, la première SupeRésidence avait réuni 6 artistes sélectionnés sur appel à candidatures autour de la question du IN et du OUT.
En 2018, ils sont 6 artistes de France et de Belgique pour une SupeRésidence sur la thématique de l’itinérance Nord/Sud.

L’itinérance est apparue comme une évidence. Aller du Nord vers le Sud, de Frameries à Marseille et prendre la route des possibles, des vides encore à remplir, de l’absence, des vacances donc. Volontairement générique et ludique, le thème est un support autour duquel les artistes participants joueront du collectif en apportant leur pratique singulière dans un espace créatif partagé et pluridisciplinaire. C’est le thème qui nous indique la marche à suivre, les partenaires, dispersés sur la route, le rythme de cette marche…

Chaque halte dans chaque lieu/ville partenaire sera l’occasion d’avancer vers une proposition commune et d’organiser des rencontres avec des créateurs, des structures et des projets locaux.

E.D.I.T

E.D.I.T

E.D.I.T est un projet de recherche sur la (re)transcription et l’archivage des écritures théâtrales dites « de plateau ». Lisa Gilot, designer graphique, et Lorette Moreau, metteure en scène, se rencontrent autour d’une recherche transdisciplinaire, à la croisée de leurs deux pratiques. Elles s’interrogent sur les nouvelles modalités de notation scénique et investiguent leurs moyens de conservation. Comment retranscrire l’hétérogénéité de ces écritures pluri-médias et polymorphes ? Quel outil contemporain pour répondre aux besoins des artistes en matière d’archivage ?

June ou le Goût de la Carotte Salée

June ou le Goût de la Carotte Salée

Création théâtrale sur une séparation parentale du point de vue d’un enfant.

June se rappelle, elle se souvient de la séparation de ses parents, le départ de son père le jour de son anniversaire, la souffrance de sa mère qui s’écroule en coupant les carottes. Nous sommes dans la tête de June, nous voyageons à travers ses souvenirs, à différents âges.
Comme dans un rêve, les personnages et les lieux se transforment, tintés d’une inquiétante étrangeté…

Thinker’s Corner

Thinker’s Corner

Le Thinker’s Corner, ou coin des penseurs, est un dispositif créé pour restaurer la pensée dans l’espace public sous une forme ludique et conviviale. De jeunes acteurs placés derrière des stands de démonstrateur relayent des pensées que le public choisit par hasard à l’aide d’une roue de la chance. Cette expérience permet au citoyen de rentrer en contact avec des pensées actuelles ou anciennes, toujours innovantes, qui revisitent nos idées reçues.
Ces réflexions sont centrées sur notre existence et notre condition d’être humain plutôt que sur l’actualité directe. Toutes les questions posées sont fondamentales (en lien avec ce qui nous fonde) et donc urgentes à se réapproprier.