Art visuel

Photographie

EXPOSITION  SEPTEMBRE | JANVIER

COUR DU THÉÂTRE

VÉRONIQUE VERCHEVAL SERA PRÉSENTE LE SAMEDI 13 OCTOBRE LORS DE LA SOIRÉE FOCUS DE LA FABRIQUE IMAGINAIRE

 

Véronique Vercheval

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L’espace d’exposition extérieur des Doms s’agrandit petit à petit. Une photo grand format vous accueille à l’entrée, une série de photos vous accompagne jusque l’entrée de la salle de spectacle, des clichés projetés se glissent sur la végétation d’un mur de la cour ou sur un écran. L’art visuel belge habite désormais les lieux.

Cet automne, nous avons invité Véronique Vercheval. Nous la connaissions pour ses photos de spectacles mais nous avons choisi de vous la faire découvrir à travers son travail documentaire et engagé. Elle nous propose une série de photos sur la thématique des femmes en résistance.

 

Véronique Vercheval a commencé sa carrière de photojournaliste pour le magazine Voyelles. Engagée dans une photographie de type documentaire et sociologique, elle a mené des enquêtes à long terme de type documentaire et sociologique, notamment pour les projets des Archives de Wallonie. Elle a photographié les sidérurgistes, les verriers, les mineurs, les infirmières et les médecins, les agriculteurs, les transporteurs routiers… On connaît également ses reportages en Palestine occupée.

À chaque fois, Véronique Vercheval s’implique totalement dans ce qu’elle entreprend, son regard la portant à privilégier le point de vue social et le côté humain des choses. Elle enseigne la photographie en promotion sociale à l’Institut des Arts et Métiers de La Louvière.

Voilà ce que Véronique nous dit de son rapport à la photo de plateau.

 

« Il y a 40 ans, j'ai pris pour la première fois mon appareil pour photographier quelqu'un sur scène.

C'était Renaud, en 1978.

J'ai fait beaucoup d’autres choses depuis.

Je me suis principalement investie dans une photographie de reportage social et de témoignage.

Mais l'envie de d'accompagner les artistes qui se mettent en danger sur les planches ne m'a jamais quitté, que ce soit pour le plaisir ou pour le boulot.

 

La photographie est complémentaire et indispensable aux œuvres éphémères.

Elle est, bien sûr, censée donner envie aux spectateurs de se déplacer.

Mais surtout, c'est elle qui gardera les traces du spectacle vivant, qui lui fera traverser le temps.

Lors d'une création, je suis celle qui sera le moins longtemps sur place et celle qui devra créer les documents qui attesteront du « ça a été ».

Dernière arrivée, quand le jeu est en place, les costumes terminés, les lumières installées, il faut, en très peu de temps, comprendre l'essentiel visuel et narratif, ne pas trahir l'intention de l'artiste tout en revendiquant ma part de créativité.

Il faut du respect, de la confiance. Il faut être « sur la même longueur d'ondes ».

Question de caractère aussi ; ça ne marche pas à tous les coups...

 

J'aime et je crains le stress de la prise de vue. Une heure ou deux en apnée dans le spectacle.

C'est du vrai reportage, sans droit à l'erreur. Il faut regarder, comprendre, repérer la lumière, viser, cadrer, croiser les doigts...

 

Il y a aussi, parfois, le plaisir de se promener dans les loges avant la métamorphose, quand l'artiste est encore une femme, un homme « comme les autres ».

Il y a aussi, parfois, l'envie de tourner l'objectif vers la technique ou vers les dernières instructions du metteur en scène, d'isoler tous les à-côtés qui font la vie d'un spectacle.

Mais ça ce sont des photographies, qui en général, faute de temps, restent dans les cartons... »

Véronique Vercheval

 

veroniquevercheval.net

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