Du 5 au 27 juillet / Relâches les 10, 16 et 23 juillet

Le Grand Feu

Le Grand Feu

Une plongée contemporaine et authentique dans l’œuvre de Brel.
Le rappeur belge Mochélan, le beatmaker Rémon Jr et le metteur en scène Jean-Michel Van den Eeyden se sont lancés le défi de porter à la scène des textes de Jacques Brel en version rap, 40 ans après sa disparition. Plus qu’un hommage et loin du concert de reprise, Le Grand Feu est un rendez-vous avec l’artiste, ses mots, sa pensée.

Après Nés Poumon Noir, créé à Avignon en 2013, le trio artistique (Mochélan, Rémon Jr et JM Van den Eeyden) se retrouvent avec une envie commune: celle de se confronter à Brel et à son univers. Quarante ans après sa mort, son œuvre et ses mots résonnent toujours autant dans leurs vies. Amour, liberté, soif d’aventure, mort, solitude… l’universalité de son écriture est interpellante.
Sur scène, ils portent les textes les moins connus du Grand Jacques pour leur donner un nouveau souffle. Et quand Mochélan chante Brel, une certaine filiation se dessine! Un spectacle à la croisée du théâtre et de la musique, où ils nous racontent leur Brel.

Des caravelles & des batailles

Des caravelles & des batailles

Nous voilà hors du Monde ou plutôt hors de l’agitation du Monde. Dans un espace-temps où évolue un curieux microcosme. Aujourd’hui, celui-ci s’apprête à accueillir un nouveau membre et c’est à travers lui que nous découvrons le lieu et les préoccupations particulières de ceux qui y habitent. Inspiré, entre autres, par La Montagne magique de Thomas Mann, ce spectacle ouvre un espace pour l’imaginaire, autorise l’utopie. Formidable expérience de théâtre tout en sensibilité.

Un lieu a priori banal peut-il devenir le plus bel endroit du monde? Serait-il possible, sans se détourner de l’horreur, de ménager une tendresse?

Crâne

Crâne

Récit en trois actes d’une opération à crâne ouvert.
Devant nous, un écrivain à qui l’on doit retirer une tumeur. Il s’agit d’une intervention dite de chirurgie éveillée. Il faudra sonder le patient pour être certain de ne pas lui ôter le langage. C’est son outil de travail en quelque sorte et sa raison de vivre peut-être. On nous parlera du deuil impossible pour un chien, de la poésie de Shakespeare, du ridicule accoutrement opératoire et de la dignité qui se loge parfois dans les détails même face à une mort hypothétique.

Il sera question de la journée du 27 mars 2013.
Et, avant cela, des heures et des années qui ont précédé.
Et, après cela, des heures et des mois qui ont suivi.

Alexandre Nacht est confortablement installé sur scène. Trois hommes l’entourent et viennent successivement raconter la récente opération au cerveau de Nacht.

Le premier narrateur plante le contexte: la tumeur, l’épée de Damoclès constante et la décision d’intervention. Le deuxième détaille la journée de l’opération et la technique de la chirurgie éveillée. Les jours qui suivent et le lent retour à la vie sont décrits par le troisième narrateur.
Trois face-à-face distincts qui constituent autant d’étapes vers la conscience de soi, interrogeant notre rapport à l’altérité, au sens de l’existence, à la mort. Un récit clinique intense et haletant.

Suzette Project

Suzette Project

Spectacle à hauteur d’enfant qui interroge la vision de la famille et de ses différents modèles. Des vidéos documentaires se mêlent au jeu théâtral et gestuel afin de découvrir, à travers un gang de mômes rugissants, les méandres de la diversité, l’ouverture à la tolérance, la naissance de la résistance.

Suzanne, fan d’Al Pacino et des tigres de savanes, a une maman et une mamoune.
Suzanne a aussi une best friend forever, Alice, dont les parents sont divorcés.
Dans la cour de récré, elles partagent leurs rêves d’aventures et font des plans sur la comète.
Mais tout bascule le jour où on vole et déchire en mille morceaux le poème que Suzanne avait écrit pour ses deux mamans. Elle se lance alors dans une grande cyber-enquête qui deviendra le «Suzette Project».

Grou !

Grou !

L’histoire d’un enfant d’aujourd’hui. Voyage savoureux dans un théâtre physique et magique: truffé d’astuces, de détournements d’objets, de rebondissements. Une invitation ludique à connaître son passé pour construire son futur. À vivre en famille.

Charles fête son anniversaire seul dans sa cuisine et fait un vœu en soufflant ses bougies, rituel initié par sa grand-mère. Son souhait: grandir plus vite. Le résultat: Grou! Le dialogue se noue petit à petit et Charles comprend que Grou n’est pas qu’un drôle de sauvage mais pourrait bien se révéler être un très lointain ancêtre capable de lui faire traverser les Âges…

On est sauvage comme on peut

On est sauvage comme on peut

Lors d’un sympathique repas entre amis, la demande surréaliste d’un convive va faire basculer la banalité des rapports vers une sauvagerie jubilatoire. Dans ce drame un peu absurde tissé d’improvisations, de musique et d’humour noir, le collectif Greta Koetz fait l’éloge de la passion et rêve à nous donner le goût d’être en vie, de nous lier.

Léa organise un repas entre amis en espérant passer un moment convivial. C’est que Thomas, son compagnon, est en dépression. Voilà des mois qu’il ne fréquente plus le bureau. Alors l’idée d’accueillir son collègue Antoine, sa femme Marie et un troisième comparse, Sami, est plutôt réjouissante. Mais le souper prend des allures effrayantes quand épuisant les discussions de surface, Thomas fait une demande aussi terrible qu’incongrue, plongeant ces retrouvailles dans un abîme de folie. Alors le réel vacille.