À quoi ressemblerait un monde où il ne resterait plus ni enfants ni animaux, mais uniquement les traces de leur fuite ? Une incartade enfantine et animalière hors de notre modernité construite sur l’appropriation et la conquête du vivant. Un dialogue entre l’enfant et l’oiseau. Dans un clair-obscur, la présence de Douce se mêle à celle d’oiseaux. Au loin, les râles de la ville et sa périphérie mourante, ce qu’elle quitte au lever du jour. Comme la totalité de la jeunesse, elle a fui son foyer. Les cours de récréation se sont vidées des rires juvéniles et de la notion d’avenir. Elle avance, au pas, mue par on ne sait quelle force, en réponse à un mystérieux appel.